Le BIOPAMA : conserver les Points chauds de la biodiversité mondiale en investissant dans les capacités des populations

05 March 2014 | Article

Vastes étendues d’océans bleus et pics volcaniques escarpés recouverts de jungle dans le Pacifique ; savanes dorées vallonnées et forêts tropicales denses d’un vert flamboyant en Afrique ; eaux bleu marine scintillantes et plages de sable blanc dans les Caraïbes… Les pays de la région ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) abritent la biodiversité parmi la plus éblouissante – et menacée – de la planète.

Onze des vingt Points chauds de la biodiversité mondiale se trouvent dans les pays ACP. Créer et maintenir des réseaux d’aires protégées sains et florissants est un vrai défi, qui fait écho aux problématiques d’environnement et de développement de nombreux pays sur notre planète en pleine croissance. Les pays manquent souvent de ressources humaines et physiques – ce que l’on appelle les capacités. Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) vise à apporter une solution à ces problématiques dans tous les pays ACP.

Sans aires protégées bien gérées et gouvernées, les pays ACP verront leur riche biodiversité décliner. Le BIOPAMA filtre les informations vitales, qu’il transmet aux gestionnaires d’aires protégées, à leurs partenaires, aux gouvernements et aux communautés sur le terrain, améliore l’accès à ces informations, et forme les parties susmentionnées à les utiliser plus efficacement.  L’amélioration des politiques et de la prise de décision qui en découlera donnera un coup de fouet aux aires protégées, et par conséquence à la biodiversité du pays.

Au cœur du programme BIOPAMA se trouvent les centres de connaissances, appelés Observatoires régionaux pour les aires protégées et la biodiversité. Chacune des régions ACP en abritera un – le BIOPAMA a lancé un appel à expressions d’intérêt, et sélectionne actuellement un centre dans chaque région capable de l’héberger physiquement et de le soutenir. Toutefois, ces centres seront plus que de seules sources de connaissances : ils faciliteront la mise en réseau des experts et des institutions, et coordonneront le soutien technique et politique auprès des organismes nationaux et des organisations régionales.

Au sein des Observatoires régionaux, le BIOPAMA met en place un Système d’information de référence, qui sera la principale plateforme pour les données et les outils de soutien à la prise de décision concernant la gestion des aires protégées. Au cœur de ce Système se trouve l’Observatoire digital pour les aires protégées (DOPA), actuellement développé par le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR-CE), partenaire du BIOPAMA. Les parties prenantes seront formées à l’utilisation des outils du Système, et notamment au DOPA, et seront assurées d’avoir les capacités pour continuer à les affiner une fois la phase initiale du BIOPAMA terminée en 2016.

Plutôt que de traiter directement les menaces à la biodiversité et sa perte, le BIOPAMA travaille étroitement avec un grand nombre d’initiatives actuelles afin d’offrir des connaissances et des compétences aux personnes responsables de la préservation des aires protégées et des espèces qu’elles abritent. À cet égard, une vaste gamme d’utilisateurs verra ses capacités de gestion et de gouvernance améliorées, et les bases seront posées pour améliorer les connaissances via les centres régionaux et former les nouvelles générations.

En investissant dans les populations, et en encourageant les initiatives pour offrir un meilleur accès à de meilleures données et connaissances – nécessaires pour gérer et gouverner les aires protégées – le BIOPAMA améliorera la gestion des principaux Points chauds de la biodiversité de notre planète, et veillera à ce que les aires protégées offrent des avantages pour tous.


Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale