IUCN - Richesse de l’histoire culturelle dans le paysage accidenté du Bouclier canadien

Richesse de l’histoire culturelle dans le paysage accidenté du Bouclier canadien

28 November 2012 | Fact sheet
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Parc national Pukaskwa, Canada

Contexte

Situé sur les rives du lac Supérieur au cœur du Bouclier canadien, le parc national Pukaskwa possède une histoire culturelle et naturelle inégalée parmi les parcs canadiens. Pendant des milliers d’années, de nombreux groupes autochtones ont habité la région, chacun y ajoutant sa riche histoire. De nos jours, la participation de 13 Premières nations et d’un groupe de Métis est d’une importance cruciale pour la gestion et l’exploitation du parc.

La beauté exceptionnelle du parc est manifeste dans ses vues sur le lac, son relief tourmenté et ses rivières déchaînées. L’âme des milieux sauvages enveloppe ceux qui explorent cet endroit extraordinaire. Profitez de nombreuses occasions de mieux connaître l’histoire naturelle et la culture des Premières nations.

Parc national créé en 1978, Pukaskwa protège un exemple représentatif de la région naturelle des bas plateaux boréaux du Centre du Bouclier canadien. Il est le plus grand parc national de l’Ontario.

Les plages de galets de Pukaskwa recèlent de mystérieuses structures de pierre peu profondes façonnées par d’anciennes civilisations. Ces pétroformes ou « fosses de Pukaskwa » sont des formations de galets, des monts ou des dépressions sur les basses plages et peuvent avoir été utilisées comme abris temporaires ou comme lieux d’entreposage, ou encore à des fins spirituelles. On croit qu’au moins certaines des pétroformes de la région ont été fabriquées par des peuples qui ont vécu de 500 ans avant J. C. à l’an 1650 de notre ère, la dernière des périodes qui a précédé le contact avec les Européens dans l’histoire autochtone locale.

Le paysage rocheux et accidenté du parc national Pukaskwa témoigne des chaînes de montagnes qui existaient ici il y a plus de 2 milliards d’années. Partout, on peut voir les effets plus récents de l’ère glaciaire. Les minces couches de sol acide de couleur gris brun reposent sur le granit caractéristique du Bouclier canadien. Le paysage est formé de roches précambriennes, mais ce sont les glaciers qui leur ont donné leur forme définitive.

Le parc national Pukaskwa est géré par Parcs Canada en collaboration et en consultation avec les Premières nations, le public canadien, des partenaires et des intervenants. Dimension et location Le parc national Pukaskwa est situé le long de la rive nord du lac Supérieur en Ontario, au Canada, à environ 15 km au sud est de la ville de Marathon. Il a une superficie de 1 878 km2.


Flore et faune

La partie de la forêt boréale qui se trouve dans le parc, dominée par des espèces d’arbres telles que l’épinette blanche (Picea glauca), le sapin baumier (Abies balsamea), le pin gris (Pinus banksiana), le mélèze laricin (Larix laricina) et l’épinette noire (Picea mariana), procure un habitat à des animaux comme l’orignal (Alces alces), le loup gris (Canis lupus), le castor (Castor canadensis), l’ours polaire (Ursus americanus), le lynx (Lynx canadensis) et le grand polatouche (Glaucomys sabrinus).

On trouve également dans le parc une petite harde de 16 caribous des bois (Rangifer tarandus caribou) environ, mais qui ne cesse de diminuer depuis le début des années 1990.

Plus de 200 espèces d’oiseaux ont été dénombrées dans le parc, de même que quelques plantes rares dont le chardon de Pitcher (Cirsium pitcheri), le sabot de la vierge des oiseaux (Cypripedium passerinum) et l’airelle à feuilles membraneuses (Vaccinium membranaceum).

Autres espèces en péril sont entre autres, la sous espèce anatum du faucon pèlerin (Falco peregrines anatum), la paruline du Canada (Wilsonia canadensis) et le martinet ramoneur (Chaetura pelagica).


Menaces et mesures prises pour les combattre

Entre 1978 et 1997, Parcs Canada avait interdit les feux dans le parc national Pukaskwa. Pendant plusieurs des décennies précédentes, le gouvernement provincial avait également pour politique de supprimer immédiatement les feux survenant dans le parc avant qu’ils ne causent des dommages importants.

Le feu fait partie intégrante de l’écosystème forestier dans de nombreuses régions et la recherche a montré que la suppression des feux avait eu plusieurs conséquences écologiques dans le parc national Pukaskwa, notamment une augmentation de la vulnérabilité aux épidémies d’insectes, une réduction des aires de pâturage dans les habitats fauniques, une augmentation de la biomasse inerte, ce qui peut faire ultérieurement augmenter les feux de friche, une réduction des espèces qui dépendent des feux, par exemple le pin gris et le pin blanc (Pinus strobus).

Compte tenu de ces conséquences, Parcs Canada a modifié son approche et recourt maintenant au feu comme outil de gestion des ressources. Pukaskwa possède un programme actif de brûlages dirigés qui comprend une planification soigneuse et approfondie de ces derniers dans certains secteurs pour faciliter le rétablissement de la biodiversité indigène du parc. Le premier brûlage dirigé a eu lieu en 1998, suivi d’un autre en 2002, et les plus récents ont été faits entre 2004 et 2008. Ces feux ont pour objet d’accroître la composition et la structure végétales propices aux espèces qui dépendent des feux, et de stimuler une nouvelle croissance de certaines espèces, entre autres l’épinette noire, le bouleau à papier (Betula papyrifera), le pin blanc et l’épinette blanche. Les premiers feux ont été jugés une réussite et le personnel assurera ensuite une surveillance pour en évaluer les effets écologiques.

Le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) vit dans le parc national Pukaskwa et il est inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition en Ontario et ailleurs au Canada. La destruction de son habitat, les perturbations humaines (y compris la construction de routes et d’infrastructures), la prédation des loups, des ours et des coyotes dans son aire de répartition lui ont gravement nui. Le personnel du parc et les partenaires multiplient les efforts pour s’assurer que le nombre de caribous qui vivent dans le parc contribue à la viabilité de la population sur la rive nord du lac Supérieur. Pour accroître activement la population, un programme de rétablissement du caribou est en cours d’élaboration et il pourrait comprendre des outils comme le déplacement d’un certain nombre de caribous. Ces mesures ont été prises à la suite d’un examen de la littérature, d’un forum avec des scientifiques sur leur faisabilité, de même que des entrevues avec la collectivité pour obtenir le soutien du public. Afin d’élaborer un solide plan de rétablissement du caribou, le personnel du parc communique activement avec des groupes locaux et régionaux des Premières nations et a entrepris une série de discussions pour déterminer quelles sont les sciences sociales utiles au rétablissement de l’espèce. Aucune décision sur les mesures de protection de l’espèce n’est prise sans la participation directe des membres des Premières nations.


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