Contrôle et restauration de sites incendiés dans des zones pilotes du Liban

01 August 2011 | Project completed

Gestion intégrée des forêts et plan de surveillance pour une prévention durable des incendies

Contexte

Les forêts libanaises souffrent d’une dégradation marquée et continue, qui a conduit à une fragmentation des aires boisées et a entrainé une détérioration importante de l’intégrité écologique ainsi qu’une vulnérabilité accrue des communautés dont les conditions de vie dépendent de ces ressources.
Les données fournies par la FAO indiquent qu’entre 1990 et 1995, plus de 30% des forêts du Liban ont disparu ou ont été brulées.

L’année 2007 a été particulièrement sévère en termes d’incendies pour l’est de la région méditerranéenne, affectant particulièrement de vastes aires forestières au Liban et en Grèce.

Malgré une telle dégradation, le Liban fait partie des pays d’Asie de l’ouest témoignant d’une haute diversité de plantes et possédant de riches ressources forestières. La couverture forestière au Liban, qui suivant des études menées par le ministère de l’agriculture et la FAO recouvre environ 13,5% du pays, est un élément singulier et essentiel dans le paysage aride du sud-est méditerranéen. La grande variabilité géomorphologique (et en particulier le calcaire et le grès jurassique et crétacé) ainsi que l’altitude et le climat du territoire montagneux libanais, partant de l’intérieur des terres et s’étirant le long de la frontière syrienne, donne naissance à une grande diversité d’écosystèmes forestiers. Ces types d’aires boisées présentent des avantages directs et indirects importants : Elles contribuent à la réduction du changement climatique, à l’accumulation et à la régulation des ressources en eau, au développement et à la protection des sols et produits forestiers autres que le bois (fruits, herbes médicinales ou culinaires, miel). En profitent aussi les services de loisirs, culturels et spirituels.

La restauration des sites incendiés et la prévention et la lutte contre les grands incendies de forêts liés au changement global est un thème prioritaire pour le gouvernement libanais et au sein du programme de l’UICN. On se reportera particulièrement à l’approche novatrice de “Restauration des paysages forestiers” développée par l’UICN et WWF et adoptée au niveau mondial par plusieurs gouvernements et agences internationales. En suivant cette approche, ce projet fournit les outils nécessaires au développement d’une stratégie nationale de restauration après-incendie et établit une zone forestière pilote au cœur d’une montagne de grande valeur en matière de conservation (Réserve forestière d’El Chou) tout en impliquant les communautés dépendantes de ces ressources.

Objectifs et résultats

L’objectif du projet est de réviser la stratégie nationale pour la réduction, la prévention et la réponse aux risques d’incendie ainsi que pour la restauration des forêts au Liban.
Les buts du projet sont les suivants:
1. La stratégie nationale libanaise pour la réduction, la prévention et la réponse aux risques d’incendie ainsi que pour la restauration des forêts a été révisée et approuvée par le Comité National, et inclue un programme d’action sur le long terme qui identifie clairement les besoins en termes de ressources financières et humaines, de formation, d’infrastructure et d’équipement, et enfin détermine le mécanisme de fonctionnement de l’Unité de contrôle Central.
2. Les représentants libanais des institutions publiques et de la société civile parties au projet connaissent les principes et les méthodes de “Restauration des paysages forestiers” et ont appliqué ces connaissances pour développer un plan de restauration qui servira de modèle pour promouvoir et sensibiliser aux différentes initiatives prévues dans le domaine de la restauration des sites incendiés au Liban.

Partenaires

1. ONG nationales: Association pour le Développement et la Conservation des forêts (AFDC)
2. Universités et centres de recherches: Université de Cordoba, Université libanaise
3. Institutions publiques: FAO, Ministère Libanais de l’Environnement, Ministère Libanais de l’Agriculture
4. Les principales organisations et agences de coopération et de développement de la région, afin de compléter les efforts.

Donateurs

Ministère des Affaires Etrangères – Agence Espagnole pour la Coopération Internationale pour le Développement (AECID en espagnol).

Durée et Budget
Septembre 2008 – Octobre 2011
Budget total: 188.160 €

Pour plus d’informations: marcos.valderrabano@iucn.org

Les activités du Centre de coopération pour la Méditerranée de l'UICN sont financées principalement par le Ministère de l'Environnement de la Région d’Andalousie, le Ministère de l'Environnement et du Milieu Rural et Marin et l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID).

 


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