Amélioration de la gouvernance de l'eau dans le bassin de la Volta

Expert en ressources en eau Togo

EDITORIAL

Faire tâche d’huile

Annoncée comme une année charnière dans la mise en œuvre des activités du PAGEV au Togo, 2010 aura été marquée par d’intenses activités sur le terrain qui ont

mobilisé les institutions étatiques, les collectivités décentralisées, les partenaires techniques, les ONG et les communautés bénéficiaires. Malgré l’engagement tardif des cinq communautés pilotes dans le sous-bassin de l’Oti (2010 au lieu de 2009), le projet aura quand même influencé les habitudes et comportements à divers niveaux et insufflé des changements institutionnels, organisationnels ...

Ainsi, au niveau étatique : en amont de son engagement dans la mise en œuvre de cette expérience pilote en matière de GIRE transfrontalière, les autorités du Togo ont élaboré et approuvé différents textes législatifs et règlementaires tels que le Code de l’eau, la Politique nationale de l’eau, le Plan d’actions national GIRE.

Aussi, pour encourager la mise en route des activités du projet, le département ministériel en charge de l’eau et de l’assainissement a favorisé pour la première fois la signature directe d’un protocole de partenariat avec l’UICNPACO. Au niveau des Directions Régionales : jadis orientées vers l’eau, l’assainissement et l’hydraulique villageoise, elles se positionnent désormais comme les garantes et les maîtres-d’œuvre de la restauration et de la conservation

des écosystèmes dans les sites pilotes, et un lien fonctionnel est désormais établi avec les ONG opérant dans leurs juridictions, pour une meilleure coordination de toutes les actions liées à la conservation, la mobilisation et à l’approvisionnement en eau.

Au niveau local, outre la mobilisation effective des leaders et chefs locaux, les Comités Villageois de Développement (CVD) ont été engagés et ont vu leur structuration modifiée pour y intégrer des « commissions spécialisées de protection des berges », toutes fonctionnelles.

Tous ces changements auront favorisé la mise en route enthousiaste du projet et produit déjà des résultats importants en matière de prise en compte du genre, de la lutte contre le VIH-SIDA et de la protection des berges, dont 4.5 kilomètres ont été reboisés à titre inaugural.

Ferdinand Kola TCHENDO

 

Praesidium forum pays Togo 2010

Premier forum pays du sous-bassin de l’Oti au Togo sous la présidence du Préfet de la Kozah (Kara)

Relever les défis de la conservation au Togo

Les 24 et 25 novembre 2010 s’est tenu à Kara, le 1er Forum consultatif des communautés du sous-bassin de l’Oti sous la Présidence du Préfet de la Kozah, M. Abalodjam KADJA, assisté de M. Hubert ONIBON, Coordonnateur régional du Projet FEM/Volta, partenaire de la mise en oeuvre du projet PAGEV au Togo.

Il a regroupé les représentants des Préfets de l’Otiet de Dankpen, le représentant du Maire de la Kozah, les partenaires techniques et ONGs, et les

représentants des communautés de Namoukou et Nambossi, dans la préfecture de l’Oti (Région des Savanes), et celles de Djabignon, Sékou et Koulfiékou, dans la préfecture de Dankpen (Région de la Kara).

 

Véritable plateforme de planification participative pour les principaux acteurs, le Forum a été l’occasion de faire le bilan de quelques mois de mise en

oeuvre des interventions GIRE, d’identifier les options pouvant permettre d’accroître proportionnellement les performances et de se pencher sur le plan d’actions pour l’année 2011, qui marque la fin de la 2ème phase du projet.

Les résultats présentés de la mise en oeuvre du projet montrent bien que les communautés cibles ont intégré le bien fondé d’une bonne gestion de leurs

ressources en eau et ont montré leur adhésion au projet par leur participation effective aux activités de sensibilisation sur la conservation des écosystèmes

et d’adaptation aux changements climatiques, de protection des berges, de réorganisation et de la formation des membres des Comités Villageois de Développement (CVD) et de prévention contre le VIH/SIDA.

 

Ils ont aussi mis en lumière des défis importants à relever portant, entre autres sur :

• L’inaccessibilité des sites pendant les périodes de pluies ;

• les difficultés de mobilisation des communautés pendant les travaux champêtres ;

• le problème de la tenure foncière, en rapport avec la prise en compte du genre ;

• la budgétisation et le décaissement régulier des fonds alloués pour les activités ;

• la problématique de la transhumance transfrontalière, de la divagation des bêtes domestiques et des pratiques nuisibles, en matière de pêche.

Nantis de ce diagnostic, les participants se sont accordés sur les grandes lignes du plan d’actions pour l’année 2011, avant de se prêter à une séance de formation sur le rapportage financier dispensé par le comptable du PAGEV,M. Joseph DOULKOUM.

 

Cette formation a permis de se familiariser avec les grandes lignes du format de rapportage financier exigé par l’UICN pour la justification des fonds mis à disposition. A travers des exercices pratiques, les responsables des structures techniques et des ONGs ont pu assimiler les principales articulations du rapportage, et compris les différentes étapes pour accéder aux fonds alloués, dans le cadre de la mise en oeuvre des activités.

Une série de recommandations a été édictée et portent sur :

1. la mise en place de pépinières pour le reboisement dans chacun des cinq(5) sites ;

2. la vulgarisation du Code de l’Eau auprès des exploitants des berges et des communautés cibles ;

3. l’appui aux communautés pour la recherche de sources de financements additionnels pour leurs activités ;

4. la sécurisation de la zone du projet contre les attaques et braquages récurrents de malfaiteurs ;

5. l’Organisation de visites d’échanges d’expériences dans les autres sites pilotes du PAGEV,

au Burkina Faso et au Ghana ;

6. la formation prochaine des agents comptables des structures partenaires au canevas de rapportage de l’UICN ;

7. la vulgarisation des techniques agricoles, en relation avec l’utilisation des semences améliorées et diversifiées.

 

Désiré BAKYONO

Sortie de terrain GEF-VOLTA - PAGEV

Mission conjointe projet FEM Volta – UICN/PAGEV au Bénin

Vers la mise en œuvre d’un projet commun

L’UICN/PAGEV a participé à une mission de prospection organisée par le Projet FEM Volta, du 26 novembre au 02 décembre 2010, à Natitingou et Tanguiéta, au Bénin. L’objectif de la mission était de faire une prospection, pour définir les actions pilotes de lutte contre la dégradation des ressources environnementales
transfrontalières du Bassin de la Volta.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du partenariat entre l’UICN/PAGEV et le Projet FEM Volta, et vise à appuyer les acteurs locaux du bassin de la Pendjari, au Bénin, à mieux s’organiser pour une gestion durable et équitable des ressources en eau et des ressources naturelles associées.

Spécifiquement, il s’agissait pour la mission d’identifier d’abord les acteurs clés intervenant dans le Bassin, d’analyser les préoccupations des uns et des autres, d’identifier les priorités des parties prenantes et de proposer des actions pilotes qui seront murement approfondies, en vue de leur mise en oeuvre, dans le cadre du Projet FEM Volta, ou pour d’autres initiatives analogues.

La mission a eu des échanges avec les autorités locales (Mairies, Préfectures, Centre national de gestion des réserves et faunes), les acteurs locaux que sont les ONGs, et les communautés de la portion nationale du Bassin en tant que principaux usagers des ressources naturelles.

Les échanges ont ainsi permis d’informer les parties prenantes sur le projet FEM Volta, les actions qu’il a menées et celles prévues pour la portion béninoise du Bassin, de répertorier quelques actions menées par la partie béninoise, ainsi que les besoins en matière de renforcement des capacités.

Ces échanges ont aussi permis à la mission de passer en revue les perceptions des problèmes recensés auprès des différents groupes d’acteurs, leurs préoccupations, ainsi que leur approche de solution sur la problématique de la restauration et de la gestion durables des ressources environnementales, dans un contexte de lutte contre la pauvreté.

En outre, l’expérience du PAGEV en matière de protection des berges et de gouvernance des ressources en eau du Bassin de la Volta, au niveau du Burkina Faso, du Ghana et du Togo, a été présentée à la partie béninoise. Il est ressorti aussi des échanges, comme insuffisances majeures, que les relations juridico-institutionnelles doivent être reformées, pour l’assise d’un cadre approprié de bonne gouvernance des ressources environnementales du Bassin. Il existe aussi une dégradation prononcée des ressources naturelles, due aux différentes activités qui y sont menées par les communautés, ainsi que l’accès limité aux  infrastructures de base pour les activités génératrices de revenus, tels que l’agriculture et l’élevage.

L’absence de règles de gouvernance harmonisées pour la gestion des ressources transfrontalières du Bassin de la Volta demeure encore une autre préoccupation, ajoutée à la non-maîtrise des ressources en eau du Bassin, pour le développement des activités socio-économiques et la gestion des risques liées à l’eau.

La mission a ensuite effectué des visites de terrain sur des sites, afin de mieux comprendre les défis et enjeux liés à la gestion durable du Bassin. Ces visites ont permis de constater une dégradation des ressources naturelles du fleuve Pendjari au niveau de sept villages, ainsi que du Parc national de la Pendjari.

En effet, les pratiques de déboisement sauvages et des cultures en amont du fleuve ou le long des berges et même dans le lit mineur du fleuve dégradent les berges qui sont érodées et sapées à certains endroits, contribuant ainsi à l’ensablement du lit du cours d’eau et à l’inondation des plantations environnantes. C’est ainsi que certains villages (Koudégou, Tampégré et Moussintingou) en ont fait les frais des inondations, la saison hivernale passée.

Aussi, la non-maîtrise des crues et des inondations se présente comme une préoccupation additionnelle, car tout au long du fleuve, des débordements subviennent en période de crue, submergeant certains ouvrages de franchissement.
Ce qui rend impossible la circulation des personnes et des biens, sans oublier la submersion de plusieurs hectares de terres cultivables.

A côté de tout cela, l’absence de mécanismes de gestion concertée du Bassin, aux niveaux local, national et transfrontalier est fatale. En effet, il n’existe pas de règles de gestion concertée et harmonisée des ressources forestières, hydriques et halieutiques du Bassin de la Pendjari, entre le Bénin et le Burkina Faso.

Au regard de toutes ces imperfections, des actions pilotes sont à entreprendre afin d’établir un cadre légal conjoint entre le Bénin et le Burkina Faso. Il s’agira de règlementer la pêche sur la Pendjari, de restaurer les berges au niveau de la tête du Bassin, par le reboisement, la sensibilisation, la formationX et, d’améliorer la maîtrise de l’eau par l’appui technique, la formation et la sensibilisation des acteurs.

Il a donc été recommandé au Projet FEM Volta de poursuivre la concertation avec les deux Etats, pour la réglementation de la pêche et, d’approfondir les recherches avec le PAGEV, pour une réplication de son expérience en matière de protection et de restauration des berges.

Quant au FEM-Bénin, il devra faire la formulation d’une proposition de projet, en collaboration avec l’antenne régional FEM Volta, l’UICN/PAGEV et le PNE-Bénin, en vue de l’opérationnalisation des actions projetées.

Stratégie d’intervention pour la phase 2 du PAGEV: l’AEN et la WVBB accordent leurs violons.

Stratégie d’intervention pour la phase 2 du PAGEV: l’AEN et la WVBB accordent leurs violons

L’agence de l’eau du Nakanbé ( AEN) et la White Volta Basin Board (WVBB) se sont réunis le 15 Décembre 2008 à Bolgatanga au Ghana, dans la perspective de la prochaine phase du PAGEV afin d’harmoniser leurs programmes et plans de travail.

Durant la phase transitoire, les fora pays du Ghana et du Burkina Faso avaient permis de définir les grands axes et les principales activités du plan d’action du Comité Transfrontalier de Gestion des  ressources en Eau du Nakanbé (CTGEN).   La mise en œuvre de ce plan se fera au moment ou la stratégie d’intervention a été améliorée en vue d’assurer la pérennisation des interventions de terrain par les structures nationales.  

Ainsi, les deux agences se voient  fortement sollicitées pour jouer désormais les premiers rôles. C’est pourquoi le PAGEV a facilité la tenue de cet atelier de mise en commun qui a permis aux deux agences, d’exposer leurs plans d’action individuels, de les articuler au Plan d’action du CTGEN, de mieux préciser leurs missions et d’harmoniser leurs rôles dans cette nouvelle dynamique.  

A l’issue de la rencontre, les participants ont pu :   

  • retenir les grandes lignes du programme d’intervention commun aux deux agences dans le cadre de la seconde phase ; 
  • définir et proposer pour adoption les besoins en terme d’appui et de renforcement de capacités pour les agences
  • définir les méthodes et modalités de collaboration entre les agences de bassin, les structures techniques déconcentrées, les ONG et l’Unité de Gestion du PAGEV.  

Les responsables de l’AEN et de la WVBB ont salué cette opportunité de renforcer leur coopération et d’harmoniser leurs actions sur le terrain, seul gage pour une intervention efficace et une pérennisation assurée des activités de conservation.   Ils se sont donnés rendez-vous pour une seconde réunion de finalisation à la fin du mois de mars 2009 à Ouagadougou au Burkina Faso.

Agency of the Water of Nakanbé: the first committee of pond installed

Agence de l’Eau du Nakanbé : Le premier comité de bassin installé

Les 26 et 27 février 2009 s’est tenue à Ziniaré la 1ère session ordinaire du Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau du Nakanbé qui a vu l’installation officielle des membres du comité de bassin et l’élection de son bureau.

Créée le 22 mars 2007 à Ziniaré, l’Agence de l’Eau du Nakanbé (AEN) a pour objet de valoriser le bassin hydrographique en tant que cadre approprié de planification et de  gestion des ressources en eau par la coordination des actions y relatives et par la concertation afin de préparer et de mettre en œuvre dans les conditions optimales de rationalité, les orientations et les décisions prises dans le domaine de l’eau.  

Au nombre des organes statutaires de l’agence, se trouve le Comité de Bassin, instance décisionnelle qui se prononce sur la politique à mettre en œuvre sur l’espace de compétence de l’Agence conformément à la politique nationale en la matière.  

Le Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau du Nakanbé est composé de représentants de l’Etat, des collectivités territoriales et des différentes catégories d’usagers.Présidée par le Ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques, la cérémonie d’installation consacre la légitimité des membres du Comité de Bassin qui peut désormais fonctionner en tant que Assemblée Générale de l’Agence de l’Eau du Nakanbé.  

A cette occasion, le Ministre a fait un bref exposé sur les menaces de conflits internationaux latents en relation avec la gestion de l’eau et a rappelé la responsabilité et la délicatesse des tâches qui attendent les membres du comité.  

Fraichement installés, les membres du Comité de Bassin ont immédiatement ouvert les travaux de leur première session ordinaire.   A l’issue desdits travaux, le Comité de Bassin s’est doté d’un règlement intérieur, d’un programme d’activités pour l’année 2009 et d’un bureau.

Extension des activités de la phase 2 du PAGEV: de nouvelles communautés intégrées.

Extension des activités de la phase 2 du PAGEV: de nouvelles communautés intégrées

Du 2 au 15 mars 2009, le PAGEV à facilité l’identification par l’Agence de l’Eau du Nakanbé et la White Volta Basin Board de nouveaux sites d’intervention dans la zone du projet.

Cette action s’inscrit dans le cadre du processus de réplication des expériences du projet à l’ensemble du bassin avec le leadership des structures nationales et fait suite aux nombreuses de sollicitations des villages riverains des premières communautés pilotes.
 
C’est ainsi que sous la conduite des responsables de l’Agence de l’Eau du Nakanbé et de la White Volta Basin Board, une équipe composée des autorités administratives, communales et des services techniques au niveau local, a visité les communautés situées dans le prolongement des anciens sites pilotes et celles situées de l’autre coté de la rive (non encore prises en compte par le PAGEV).
 
Cette sortie aura été l’occasion de rencontrer les communautés afin de les informer de l’existence du projet et de ses activités. Elle a aussi permis de faire l’état des lieux des berges concernées.  

Après délibération, les nouveaux villages suivants ont été retenus pour la phase 2 du projet : Googo et Koboré dans le district de Bawku West au Ghana, Bêka, Nianlé et Sambarégou respectivement dans les départements de Bittou et Zabré au Burkina Faso.

Les conseils de l’eau du Ghana et du Burkina Faso renforcent leur collaboration

Les conseils de l’eau du Ghana et du Burkina Faso renforcent leur collaboration.

Le 25 septembre 2008, sous la facilitation du Projet d’Amélioration de la Gouvernance de l’Eau dans le bassin de la Volta (PAGEV) et à l’occasion de sa seizième session ordinaire, le Conseil National de l’eau (CNeau) du Burkina Faso a invité la Water Resources Commission (WRC) son homologue du Ghana à prendre part aux travaux.

Ce partage d’expérience s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’environnement politique et institutionnel par la promotion des échanges entre institutions en vue d’aboutir à l’harmonisation des politiques et institutions par l’adoption des meilleures pratiques en matière de gestion  intégrée des ressources en eau.

Conduite par le président de la commission monsieur Kwadjo Oduro GYARTENG, la commission a présenté au conseil, l’organisation et le fonctionnement de son institution.

A la différence du Conseil National de l’eau du Burkina Faso qui a un caractère consultatif, la Water Resources Commission est une institution mandatée par l’Etat pour réguler et gérer les réserves en eau du pays à coté d’autres agences d’exécution des politiques gouvernementales en matière d’hydraulique urbaine et rurale.

Les conseillers ont ainsi ouvert la voie à une collaboration très étroite entre les deux institutions en charge de l’eau dont l’étape suivante sera la participation d’une délégation du Conseil National du Burkina Faso à la prochaine session de la WRC.

images de la rencontre

Cinquième réunion du CTC-GIRE : La bonne collaboration entre les structures techniques des deux Etats saluée.

Le 24 septembre 2008, Le Comité Technique Conjoint Ghana-Burkina Faso sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CTC-GIRE) a tenu sa cinquième session le 24 septembre 2008 à Ouagadougou, sous la coprésidence du Secrétaire Exécutif par intérim de Water Resources Commission (WRC) du Ghana, M. Ben AMPOMAH et du Directeur Général des Ressources en Eau (DGRE) du Burkina Faso, M. Francis BOUGAIRE.

Le CTC-GIRE est une instance technique existant entre les Etats du Ghana et du Burkina Faso et qui réunit toutes les structures nationales en relation avec la conservation, la gestion et l’exploitation des ressources en eau. C’est un cadre de travail et de collaboration visant à arrêter les meilleures stratégies et à créer la bonne entente entre les deux Etats.

Selon le mot de monsieur Faustin Ouattara, conseiller technique du Ministre de l’Agriculture et des Ressources Halieutiques, le CTC-GIRE représente « la jonction des efforts dans une coopération permanente et fraternelle pour trouver, dans toutes les situations, les solutions appropriées, consensuelles et équitables pour tous»

Cette 5ème réunion a été l’occasion d’examiner de nombreux points relatifs à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau partagées et qui ont porté notamment sur : le bilan des activités, l’examen et l’adoption du programme 2009 et la situation hydrologique sur le bassin.

Les participants ont pu apprécier le déroulement normal des activités programmées et salué la bonne collaboration entre les structures techniques des deux pays. En exemple, la gestion concertée des grandes crues d’eau entre les deux sociétés nationales d’électricité la Sonabel (Société Nationale Burkinabé d’Electricité) et la VRA (Volta River Authority) à travers l’anticipation et la bonne circulation de l’information sur l’ouverture des vannes du barrage de Bagré , a permis d’éviter les inondations cette année.

Ils ont ensuite recommandé la mise en place et le renforcement d’un bon réseau de stations hydrographiques et l’organisation d’une grande réunion avec les médias afin d’informer au maximum les populations sur la législation en matière d’occupation des terres inondables.

Les communautés du Ghana planifient leurs activités pour 2009

Les communautés du Ghana planifient leurs activités pour 2009.

Zébilla, Ghana, 25 juillet 2008 (UICN) – A la suite de leurs homologues du Burkina Faso, les communautés pilotes du Projet d’Amélioration de la Gouvernance de l’Eau dans le bassin de la Volta au Ghana, se sont réunies, le 25 juillet 2008 dans le cadre de la 5ème session du forum-pays du  Ghana pour élaborer leur plan stratégique 2009.

Malgré le retard accusé à cause des conflits communautaires existants dans la région, la tenue de cette session a permis aux représentants des communautés de Sakom, Sapeliga, mognoré et Kugrasia dans les districts de Bawku West, Bawku Municipality et Garu Tempane au Ghana, ainsi qu’aux autorités régionales et départementales, les services techniques déconcentrés, les ONG, et la société civile, d’aborder les différentes questions relatives à  la mise en œuvre des activités du PAGEV et de jeter les grandes lignes des actions à mener pour l’année 2009.

Au cours de cet exercice qui a permis de proposer des activités dans les différents domaines de l’information & la sensibilisation ; le renforcement des capacités ; la protection des berges ; les mesures d’accompagnement et le suivi-évaluation, les participants ont aussi donné un aperçu de l’importance des actions en cours et des problèmes réels auxquels ils sont confrontés dans la gestion de l’eau.

En exemple, les autorités locales ont relevé un cas de pollution de l’eau dans le Nazinon (Volta Rouge) suite aux rejets d’exploitation de la mine d’or de Youga dans le département de Zabré au Burkina Faso et informé que des démarches sont en cours pour y remédier.

Les participants ont été informés de la mise en route officielle du Comité Transfrontalier  par la signature le 20 juin dernier à Ouagadougou de l’accord de création par le Ministre Régional de Upper-East M. Alhassan Samari et le Gouverneur de la région du Centre-Est au Burkina Faso M. Siméon Sawadogo

C’était aussi l’occasion pour les experts du PAGEV de livrer les résultats des prélèvements effectués par le Ghana et le Burkina Faso pour déterminer la qualité des eaux souterraines et de surface de la zone pilote.

L’exposé a indiqué que les paramètres physico-chimiques des différentes sources d’eau dans la zone pilote du PAGEV étaient dans les limites des prescriptions de l’OMS mais que les paramètres bactériologiques sont largement au delà. Il a été donc conseillé aux communautés de faire bouillir l'eau des puits avant usage.

Enfin, l'analyse de pesticides conduite sur les périmètres d’irrigation du barrage de Bagré permet de conclure qu'il n'y avait aucune pollution significative venant du Burkina Faso vers le  Ghana.

Atelier de restitution et de validation des résultats des analyses des prélèvements effectuées dans divers sites du bassin de la Volta.

Analyse de la qualité de l'eau dans le Bassin de la Volta: Les laboratoires BURKINABE et GHANEENS mettent en commun leurs résultats.

Les laboratoires d’analyse de l’eau du Ghana et du Burkina Faso, se sont retrouvés pour mettre en commun les résultats des analyses des prélèvements effectuées dans des sites du bassin de la volta. C’était au cours d’un atelier de restitution et de validation tenu à Tamalé le 10 juillet 2008.

 Cet atelier fait suite à la sortie conjointe de deux équipes de laborantins de la section qualité des eaux (SQE) de la DGRE du Burkina Faso et de la Water Resources Institute (WRI) du  Ghana qui ont procédé à des prélèvements d'échantillons d'eau dans la zone pilote en vue de leur analyse.


L’objectif de cette étude vise à:
-  déterminer la qualité des eaux de puits et des sites du sous- bassin du Nakanbé
-  produire des informations adéquates et fiables  de la qualité de l'eau pour soutenir la gestion du bassin
-   favoriser le partage d'information sur le suivi conjoint de la qualité de l'eau
-  jeter les bases d'une harmonisation de l'analyse de la qualité des eaux dans les deux pays
-  établir une base de données pour le suivi environnemental conjoint dans le bassin

Au cours de leurs exposés et échanges les participants ont constaté la concordance de leurs résultats  en général et la convergence de vues. Ainsi, les résultats permettent de constater que les paramètres physico-chimiques des eaux sont dans les limites des prescriptions de l’OMS  tandis que les paramètres bactériologiques sont largement au-delà, signes d’une pollution essentiellement humaine et d’ordre fécal.


En outre, l'analyse de pesticides effectuée sur le périmètre d’irrigation du barrage de Bagré indique qu'il n'y avait aucune pollution significative venant du Burkina Faso vers le  Ghana.

Au regard de ces résultats, des recommandations visant à préserver la santé des populations et à consolider l’initiative de l’UICN ont été faites:

Sur les mesures de préservation de la santé des populations :
- Le renforcement de comités d’eau et d’assainissement dans les communautés afin de sensibiliser sur la préservation de  l’eau, l’assainissement, l’hygiène, etc.
-  Le traitement et  l’équipement  de certains puits en pompes manuelles afin de minimiser les risques de contaminations
- l’élaboration d’un programme de suivi de la qualité de l’eau par l’identification de tous les sites potentiels de pollution, le suivi du contrôle régulier des puits et du lit du cours d’eau durant toute l’année

Sur la collaboration entre laboratoires :
-  L’accord sur un format commun de présentation des résultats de l’analyse de la qualité de l’eau ainsi que sur les modalités de partage d’informations, notamment le renforcement des capacités dans l’élaboration des indices de la qualité de l’eau  (WQI)  et les échanges d’experts.
- L’accroissement des paramètres d’analyse pour inclure la turbidité, les solides en suspension, le calcium, le magnésium, les pesticides dans les sédiments, l’indice de permanganate et la demande en oxygène chimique.
-  La mise en place d’un programme d’échanges d’échantillons et de visites entre les 2 laboratoires afin de rapprocher ou d’uniformiser les techniques de contrôle et crédibiliser davantage les résultats.


Invité à titre d’observateur, l’Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE), à souhaité épauler les travaux des différents laboratoires dans un premier temps par la participation à la définition des paramètres pertinents de la qualité de l’eau adaptés au contexte et ; ensuite par la l’élaboration de programmes conjoints  de recherche, l’élaboration d’une stratégie de suivi de la qualité de l’eau en vue de la mise en place d’un observatoire de l’eau de la Volta.

Pour terminer, les participants ont souhaité que le renforcement de la coopération entre les deux pays puisse favoriser des publications scientifiques conjointes des deux laboratoires.

 

Signature de l’accord marquant la création du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous bassin du Nakanbé (CTGEN) entre le Ghana et le Burkina Faso

Création du Comité transfrontalier Ghana/ Burkina pour la gestion des eaux de la Volta

La gouvernance des ressources partagées de la Volta va en se renforçant. Le 20 juin 2008 a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso la signature de l’accord marquant la création du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous bassin du Nakanbé (CTGEN) entre le Ghana et le Burkina Faso. Les parties signataires étaient représentées par Hon. Allhasan Samari Ministre Régional du Upper-East au Ghana et M. Siméon Sawadogo, Gouverneur du Centre-Est au Burkina Faso.

Ce Comité transfrontalier est chargé de promouvoir la concertation et l’engagement des acteurs de l’eau du sous-bassin et de renforcer leurs capacités. Il vient compléter le dispositif de gouvernance déjà mis en place par l’UICN et qui permet de réunir les parties prenantes pour une gestion concertée de l’eau et des autres ressources naturelles du fleuve.

Le Projet pour l’Amélioration de la Gouvernance de l’Eau dans le bassin de la Volta (PAGEV) de l’UICN a contribué à mettre en place divers fora (forum pays, forum conjoint, et, maintenant le comité transfrontalier) en vue de  renforcer l’efficacité de ses actions dans le sous bassin du Nakanbé. Le renforcement des mécanismes institutionnels conjoints de gestion est une composante majeure du PAGEV.

Le nouvel accord vient donner corps à la stratégie de gestion conjointe élaborée par les structures administratives techniques et les communautés cibles des deux pays. Elle résulte d’un processus de collaboration entre, d’une part, les structures administratives et techniques régionales avec l’Agence de l’Eau du Nakanbé (AEN) au Burkina Faso ; et, d’autre part, avec la White Volta Basin Board (WVBB) au Ghana.

La création du Comité vient renforcer la coopération et les relations entre les deux pays et leurs populations frontalières respectives.

Le Ministre Régional, Hon. Allhasan Samari a affirmé que la Volta est reconnue comme un instrument vital de coopération, d’intégration régionale et de développement. C’est pourquoi il espére que le nouvel accord va permettre de réaliser des progrès majeurs vers la stimulation de la paix entre les deux pays, la réduction de la pauvreté, l'amélioration de la santé humaine et des écosystèmes par des pratiques transfrontalières durables.

Pour M. Siméon Sawadogo, Gouverneur du Centre-Est, cette signature est le feu vert qu’attendaient les services techniques pour aller plus en avant dans leur travail. C’est ainsi qu’il leur a demandé de s’investir immédiatement dans l’application des dispositions des statuts et règlements intérieurs dudit Comité.

Le bassin de la Volta couvre une superficie estimée à 400 000 Km2 allant de la zone côtière à la zone semi aride des savanes et constitue le neuvième plus grand bassin fluvial en Afrique sub-saharienne. Il abrite près de 19 millions de personnes qui dépendent directement ou indirectement de ses ressources.

Atelier de sensibilisation des hommes de medias du Ghana et du Burkina Faso

Sensibiliser pour mieux informer les publics cibles

Du 12 au 14 août 2009, le PAGEV a appuyé dans le cadre du renforcement des institutions des pays membres de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), l’organisation à Bolgatanga, d’un atelier de sensibilisation des hommes de medias du Ghana et du Burkina Faso sur les  institutions et les règles de gestion des ressources existant entre les deux pays.

Cette importante réalisation de la Direction Générale des Ressources en Eau (DGRE) et de la Water Resource Commission (WRC) fait suite à une recommandation de la 5ème réunion du Comité Technique Conjoint Ghana-Burkina Faso sur la Gestion Intégrée des Ressources Eau (CTC-GIRE), instance de promotion de l'eau, de la paix, du développement et de l'intégration entre le Ghana et le Burkina Faso.

Il vient répondre au souci du CTC-GIRE de disséminer l’information sur la gestion des ressources en eau entre le Burkina Faso et le Ghana mais aussi de rendre compte des acquis de cette collaboration qui existe et se renforce depuis des années.

C’est ainsi que convaincu du rôle important que les médias peuvent jouer au service de la coopération transfrontalière, une trentaine d’hommes de medias des deux pays ont étés sensibilisés et encouragés à prendre une part active à l'information des populations et à l'échange d'informations nécessaires à la gestion de potentiels conflits.

Ils ont pu ainsi suivre des communications sur :
1. La genèse et l'état actuel de la coopération transfrontalière entre le Ghana et le Burkina Faso ;
2. Une Feuille de route pour le renforcement de la coopération dans la gestion des eaux partagées : l’expérience du PAGEV ;
3. La structure d'organisation et les fonctions de l’ABV ; 
4. Le cadre juridique, les mandats et rôles institutionnels dans la gestion des ressources en eau au Burkina Faso ;
5. Le cadre juridique et le dispositif institutionnel en matière de gestion des ressources en eau au Ghana.

Afin de leur faire toucher du doigt les applications de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), les hommes de medias ont eu droit à une visite de terrain pour voir les réalisations du PAGEV, notamment le barrage de Sakom dont la digue à été reconstruite pour permettre la continuité des activités maraîchères et la bande végétale de protections des berges de la Volta dans la communauté de Mognori à Bawku (Ghana).

Après s’être réjouis de l’opportunité qui leur a été donné d’être sensibilisés à la gestion transfrontalière des ressources en eau et de toucher de près la collaboration entre les deux pays à travers le CTC-GIRE, les participants se sont engagés à :
- Etre des ambassadeurs afin d’œuvrer à la promotion du CTC-GIRE et de l’ABV.
- Faire la dissémination auprès des populations et de leurs autres collègues
- Former un réseau transfrontalier de médias en vue d’échanges d'informations et encourager la coopération dans la gestion transfrontalière des ressources en eau.

Pour finir, ils ont été invités à proposer des projets et initiatives de collaborations entre medias des deux pays afin de collaborer désormais à la sensibilisation des populations.
 

Carte de la zone pilote Togo

Entrée en vigueur de la convention de l’ABV

le Burkina Faso pose le dernier acte.


La convention de création de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) est entrée en vigueur officiellement le 14 Août 2009 à la suite du dépôt par le gouvernement du Burkina Faso des instruments de ratification de ladite convention le 15 juillet dernier.

Après le Togo, le Mali et le Ghana, le Burkina Faso est le quatrième pays membre a avoir déposé ses instruments, consacrant ainsi l’opérationnalisation de l’autorité en tant qu’instance commune aux six pays
riverains du bassin.

Avec cet acte, les ministres en charge, vont pouvoir abroger les mesures transitoires qui régissaient le fonctionnement de l’ABV et le doter d’un programme, d’un budget annuel, ainsi que d’un personnel permanent.

La prochaine session du conseil des ministres et du comité des experts de l’ABV se tiendra à Cotonou du 16 au 20 novembre 2009.
 

Extension des activités du PAGEV au Togo

Les démarches dans les régions de la Kara et des Savanes amorcées

Le comité de pilotage du PAGEV en sa neuvième session de février 2009 à Ouagadougou avait inscrit l’extension des activités du projet au sous bassin du    fleuve Oti au Togo, en bonne place dans le démarrage de la phase 2.
 
Ainsi des recommandations avaient été faites afin que des démarches puissent être entamées avec les autorités togolaises pour intégrer la région  frontalière de l’Oti.

Depuis, sous la houlette de l’Autorité du Bassin de la Volta, une première mission de rencontre des autorités centrales du Ghana et du Togo avait eu lieu en février 2009 pour présenter le projet et les      résolutions du Comité de Pilotage, afin de susciter leur adhésion et leur implication.

Ensuite, la bonne réceptivité des autorités togolaises et leur disponibilité a permis de conduire une autre mission pour rencontrer les autorités locales des régions de la Kara et des Savanes concernées par cette extension.
Avec elles, l’Unité de Gestion du Projet a pu définir une zone pilote composée des préfectures de Dankpen dans la région de la Kara (villages de Djabignon, Koulfiékou, Sekou) et de l’Oti (villages de N’likpa et Nabournsi) dans la région des Savanes.

Le processus pour le lancement officiel des activités du projet dans les communautés sélectionnées, prevoit l’organisation de fora pour la mobilisation des acteurs de l’eau  au niveau national, régional et local .        

Alice Paule onadja
 

participants

Coopération sur les eaux tranfrontalières

Sixième réunion du Comité Technique Conjoint sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CTC-GIRE) Burkina Faso-Ghana

Les responsables d’institutions et experts en charge des ressources en eau du Burkina Faso et du Ghana, de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et des représentants de partenaires invités, se sont réunis le 23 Avril 2009 à Ouagadougou dans le cadre de la sixième réunion du Comité Technique Conjoint sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CTC-GIRE) Burkina Faso-Ghana.

L’objectif de ce comité est de favoriser les concertations entre techniciens en charge de l’eau des deux pays conformément aux principes de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) pour le développement harmonieux et l’épanouissement socio-économique des populations vivant dans le bassin.

Au cours de cette session, le Comité a passé en revue les activités mises en œuvre sur le terrain, la situation des barrages, le niveau d’exécution des recommandations et a adopté son règlement intérieur.

La présentation du bilan des activités indique un taux d’exécution largement satisfaisant d’activités constituées par les rencontres statutaires ; le renforcement de la coopération entre les instances de gestion des ressources en eau ; l’élaboration du programme d’activités 2009 ; l’élaboration du Règlement Intérieur.

La situation climatique et le niveau de remplissage des barrages sont jugés satisfaisants dans les deux pays suite à de bonnes pluviométries.

Même si des inondations ont été constatées au niveau du Ghana, le mécanisme d’alerte précoce sur le Barrage de Bagré et la grande implication des différentes parties ont été salués par la partie ghanéenne.

En outre, des informations sur le barrage d’Akosombo, sa capacité de production d’électricité ainsi que sur les projets de barrages hydroélectriques en cours de construction au Ghana ont été communiquées.

La revue des recommandations a permis de retenir les points suivants :

• Organisation d’un atelier avec les médias des deux pays pour les sensibiliser sur les institutions et les règles de gestion des ressources en eau afin qu’elles relayent l’information au niveau des populations ;

• Encouragement de chacun des deux pays à définir une démarche et entreprendre des actions d’appropriation des textes juridiques relatifs à l’occupation des zones inondables qui seront présentées à la prochaine réunion du CTC-GIRE.

Enfin, après avoir discuté et adopté la proposition de règlement intérieur les participants ont évoqué au titre des questions diverses :

• la gestion des pollutions des eaux avec le cas des rejets d’eaux usées de la mine d’or de Youga qui a été vite maitrisé et à propos duquel les deux délégations se sont accordées sur la conduite à tenir pour éviter pareille situation;

• la promotion des échanges de données entre les services techniques pour laquelle les participants ont demandé que tous les canaux  possibles d’échange d’information soient utilisés pour permettre une parfaite collaboration entre les deux pays et aussi permettre des prévisions fiables surtout pour la gestion des catastrophes.

Désiré Bakyono

couverture rapport d'activié

Phase transitoire du PAGEV

Le rapport d’activités 2008 du projet finalisé

Le 27 Avril 2009 a été bouclé le rapport d’activité 2008 du projet après la prise en compte par l’Unité de Gestion du Projet (UGP) des amendements et autres apports issus de la neuvième session du comité de pilotage et des partenaires.

Le rapport finalisé par le coordonnateur du projet rend compte des différentes activités du projet durant l’année 2008 à travers la présentation des résultats en rapport avec les grands axes des objectifs pour l’année et qui sont :

1. l'Amélioration de la base de données de connaissances pour orienter les dialogues constructifs et la collaboration sur la gestion du Bassin Volta.

2. la consolidation des activités GIRE de terrain et des moyens de subsistance.

3. la tenue regulière de fora multi-acteurs pour la GIRE à differents niveaux de synergie.

4. appui au développement de l’Autorité du bassin de la Volta.

5. Dissémination des expériences.

Le rapport met en lumière les obstacles divers (Faibles niveau de technicité des communautés en matière de protection des plants, conflits tribaux dans la zone du projet, fréquentes rotations des responsables politiques etc.) et propose des pistes pour la consolidation des acquis du projet; notamment par le renforcement des capacités des agences nationales de bassin dans le cadre de l’Autorité du Bassin de la Volta.

 

Participants Weap Accra

Atelier régional de formation au modèle WEAP :

Le WEAP, un outil pratique d’évaluation et de planification

 L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) en collaboration avec l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV)  a organisé du 1er au 5 juin 2009, un atelier régional de formation sur l’utilisation du modèle d’évaluation et de planification de l’eau (WEAP) à l’intention de 24 experts de haut niveau provenant de structures techniques nationales  chargées de l’Eau, d’universités, d’institutions de recherche et de formation des pays membres du bassin de la Volta. 

participants

Opérationalisation de l'Autorité du Bassin de la Volta

Quatrième réunion du Groupe Consultatif de Bailleurs (GCB) de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV)

La  quatrième réunion du Groupe Consultatif de Bailleurs (GCB) de l'Autorité du Bassin de la Volta (ABV), a réuni le 30 avril 2009 à l'hôtel  Palm Beach à Ouagadougou les partenaires techniques et financiers.

L'objectif de cette 4ème session était d’examiner les progrès réalisés par l'ABV depuis la 3ème réunion et a porté en   particulier sur les points relatifs à la ratification de la convention de l'ABV, au cadre de coopération du GCB, aux activités techniques prioritaires entreprises, au Programme d’activités et au budget 2009 de l'ABV.

A propos de l’entrée en vigueur de la convention de l'ABV, le minimum des quatre pays est sur le point d’être atteint avec le Burkina Faso, le Mali et le Togo qui ont déjà déposé leurs instruments de ratification, tandis que,  le Ghana était sur le point de le faire.
De l’exposé des autres points, il ressort que l’ABV a réalisé de nombreux progrès et des actions restent à mener dans le sens de la consolidation de son opérationnalisation.

C’est ainsi que la Direction Exécutive s’est dite consciente que pour développer des approches plus globales et plus durables de la GIRE transfrontalière, l'ABV doit développer un plan d'action dans lequel les divers projets seront pris en compte.

C’est pourquoi, en parallèle des efforts faits pour finaliser sa création, l'ABV entreprend des activités techniques prioritaires, qui consistent en des activités propres et la collaboration avec d'autres projets et programmes en cours dans le bassin.

Elle a notamment l’ambition de collaborer étroitement dans les mois à venir avec entre autres projets du bassin, le projet UNEP/FEM Volta, qui est en train de développer un plan d'actions stratégiques sur la base d'une       analyse diagnostique transfrontalière du     bassin.

A l’issue de la réunion, les représentants des partenaires financiers ont réaffirmé leur volonté de continuer à apporter leur aide financière et technique à l’ABV.      

Coordination du Plan d’actions CTGEN

La DGRE finalise les budgets opérationnels


La salle de réunion de la Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques du Centre-Est (DRAHRH-CE) à Tenkodogo, a abrité le mardi 30 juin 2009, une séance de travail regroupant tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan      d’actions du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous-bassin du Nakanbé (CTGEN) à savoir la DGRE/AEN, l’Agriculture, l’Environnement, les ONG Bissakou-Pou et Regard d’Espoir.

Cette réunion fait suite à la signature le 15 mai 2009 d’un accord entre l’UICN-PACO et la Direction Générale des Ressources en Eau (DGRE) dans le cadre d’un appui technique et financier pour la mise en œuvre du plan         d’actions 2009 du CTGEN. Cette signature fait de la DGRE le coordinateur et le garant de      l’assurance qualité dans l’exécution de toutes les activités programmées.

Présidée par son Directeur Général M. Ousséini THANOU, la rencontre a    permis de finaliser les protocoles  d’accord, les programmes d’activités pour le trimestre à venir ainsi que les budgets opérationnels avec chaque Maître d’oeuvre.
 
 

session du CP

Quatrième session du Comité de pilotage du projet Volta-Hycos

Le projet désormais sous la coupe de l’Autorité du Bassin de la Volta


Du 18 au 20 mai 2009, la salle Raibeau de l’Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2ie) de Ouagadougou, a abrité la 4ème session du Comité de Pilotage du projet Volta-Hycos, sous la présidence de messieurs Ousséini ‘Thanou, Directeur Général des Ressources en Eau du Burkina Faso représentant le Ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques et Mohamed Tawfik, représentant de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

Le projet Volta-Hycos est une initiative de l’OMM qui en collaboration avec l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), a préparé en février 2003 un document de Projet pour la mise en place du projet Volta-Hycos.L'objectif final du projet est de développer un système d'information fiable sur les ressources en eau du Bassin de la Volta basé sur des données de qualité assurée, et accessible facilement par tous types d'utilisateurs par l'Internet. 

Pour ce faire, le projet a prévu de consolider les capacités techniques et institutionnelles des Services Hydrologiques Nationaux (SHN) dans les pays participants, de renforcer les réseaux d’observations hydrologiques, en utilisant notamment différentes options technologiques dans l'acquisition de données à distance, de favoriser le développement des bases de données nationales et régionales, de stimuler la coopération régionale et d’organiser des programmes de formation pertinents.

Après quelques années de mise en œuvre, le projet se trouve à un tournant décisif, d’où l’ordre du jour de cette session qui mettra en discussion le projet de transfert du projet à l’autorité du bassin de la Volta.

Sur la question, le Docteur Charles BINEY, Directeur Exécutif par Intérim de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), a informé la réunion que son insttution est devenue opérationnelle et souhaite assumer la responsabilité du projet Volta-Hycos pour soutenir les pays participants dans leurs plans de lutte contre la pauvreté et de développement durable.

Il a souligné l’engagement de l’ABV à coopérer et à collaborer avec tous les partenaires du projet pour assurer la mise en œuvre des activités du projet et atteindre les objectifs du projet au profit des personnes vivant dans le bassin.

Enfin, Il a noté que le projet a acquis d’avantage d’expériences et de maturité, et a indiqué qu’avec le développement de l’ABV, l’OMM peut confortablement transférer la responsabilité de la gestion du projet à l’ABV, tout en continuant à apporter son soutien technique à l’ABV et aux pays pour la mise en œuvre  de Volta-Hycos.

Les membres du Comité de Pilotage qui ont manifesté leur satisfaction face aux progrès réalisés dans l’exécution des activités du projet depuis la dernière réunion ont unanimement approuvé la décision de transférer le projet Volta-Hycos à l’ABV. 

Jacob Tumbulto
 

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Deuxièmes fora-pays du Ghana et du Burkina Faso

sous le signe du renforcement des capacités des acteurs

 Les 25, 26 et 28, 29 Mai 2009 ont eu lieu respectivement à Tenkodogo et à Bolgatanga les deuxièmes forums des comités pays du Burkina Faso et du Ghana en présence des communautés pilotes, les ONG-relais, les responsables des agences de bassin, les responsables de l’administration locale, les membres de la société civile, les autorités politiques et des personnes ressources.

Ces forums marquent le lancement officielle des activités de terrain pour l’année 2009 et consacre le démarrage d’une série d’actions de renforcement de capacités des responsables de l’administration, des collectivités, des ONG et des communautés pilotes en partenariat avec le projet FEM-Volta.

En introduction, les participants ont eu l’occasion de découvrir les évolutions et changements intervenus dans l’exécution de la phase 2 du projet et aussi de prendre connaissance des budgets des acteurs intervenant dans l’exécution des activités du plan d’action 2009.

Les discussions qui ont suivi ont permis de donner la parole aux représentants des communautés  qui ont réaffirmé leur adhésion aux activités du projet et témoigné des retombés bénéfiques du PAGEV dans leurs communautés. Particulièrement, les communautés du Ghana ont évoqué les nombreux problèmes auxquels elles ont été confrontées durant l’année passée du fait des conflits tribaux et qui ne leur ont pas permis de s’investir comme elles le souhaitaient dans les activités du projet.

Ensuite, des personnes ressources issues des structures telles que l’Institut International d’ Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE), la Maitrise d’Ouvrage de Bagré (MOB), le département des technologies agricoles de l’Université Kwame N’krumah des Sciences et Technologie(KNUST) ont dispensé des communications autour de différents thèmes de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau.

Ainsi, les concepts et principes de la GIRE, l’opérationnalisation de la GIRE, La négociation, La planification  stratégique, les principales menaces aux ressources en eaux mondiales, la sécurisation des stocks de produits alimentaires par le ralentissement de l’écoulement de l’eau du bassin versant,l’utilisation des terres et la dégradation du couvert végétal ont été abordés à travers des jeux de rôles.

M. Hubert Onibon,  coordonnateur projet UNEP-FEM-Volta a donné deux communications sur la gouvernance de l’eau.

Son institution est désormais partenaire du PAGEV dans le cadre de l’intégration des projets au sein du bassin sous les auspices de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV).

Le caractère participatif des exposés a permis aux participants de se familiariser avec les concepts et principes liés à la GIRE, de comprendre les enjeux de la disponibilité et de la demande en eau et enfin de traiter de la problématique des ressources en eau transfrontalières (Amont-Aval).   

 Désiré Bakyono

 

EDITORIAL

Phase II du Projet: Le Togo au cœur des activités

Conformément aux objectifs de la phase II du projet, le PAGEV a entrepris d’étendre ses activités à sept (7) nouvelles communautés riveraines de la zone pilote de la phase I, mais aussi d’étendre sa zone d’intervention à la république du Togo pour couvrir le sous bassin de l’Oti .  

Ainsi depuis 2009, plusieurs actions ont été entreprises dont :  
* Une mission exploratoire organisée en partenariat avec l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) auprès des autorités Togolaises en Février 2009;  
*Une mission d’identification de cinq (5) villages pilotes dans les régions de la Kara et des Savanes en juillet 2009; 
* Un atelier consultatif des acteurs togolais sur l’état actuel de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) au Togo en Octobre 2009; 
*Un atelier de lancement des activités du PAGEV au Togo en Novembre 2009; 
* Une mission d’identification et de sélection d’ONG/Associations pour la mise en œuvre des activités en février 2010; 
* La signature d’un mémorandum d’accord pour formaliser la mise en œuvre des activités en mai 2010;  * Un atelier d’orientation des ONG/associations et structures techniques étatiques en Mai 2010 
* La réalisation d’études socio économiques dans les villages pilotes  en juin 2010;   

De son coté, le gouvernement togolais a procédé à l’élaboration des textes juridiques adéquats par la promulgation de la loi portant code de l’eau et la mise à disposition du PAGEV d’un expert en ressources en eau pour prendre service en juillet 2010.   
Pour les jours à venir, le Togo sera amené à   participer au Comité de Pilotage du projet, et à bien d’autres rencontres et formations à venir. 

Toutes ces actions laissent déjà entrevoir l’année 2010, comme étant l’année du Togo.

simeon sawadogo_marc woyongo

Première Assemblée Générale du Comité Transfrontalier

La mise en route est effective.

Le 16 mars 2010 s’est tenue à Bolgatanga dans la région de Upper East au Ghana, la 1ère Assemblée Générale du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous-bassin du Nakanbé (CTGEN) sous la présidence de M. Siméon SAWADOGO, Gouverneur de la région du Centre-Est du Burkina Faso.  


Le CTGEN est composé de représentants de l'Administration déconcentrée de l’Etat, les représentants des collectivités territoriales, les représentants des usagers, les représentants des personnes morales ou physiques, les ONG et communautés pilotes).   Cette  Assemblée Générale vise d’une part à lancer officiellement les activités du CTGEN et d’autre part à consolider les accords de consultation à travers l’évaluation de la mise en œuvre des interventions en 2009 et le renouvellement des membres exécutifs du Bureau Exécutif. 

Selon le Gouverneur du Centre - Est, M. Siméon SAWADOGO, cette Assemblée Générale, en tant que cadre institutionnel de coopération transfrontalière, laisse augurer un véritable développement durable dans la sous-région, à travers une gestion concertée et transparente des ressources partagées, au bénéfice de générations futures.  

Le Ministre Régional, M. Marc WOYONGO, à quant lui témoigné sa gratitude au PAGEV et à l’UICN, notamment pour les appuis multiformes qui contribuent à améliorer l’existence des communautés vivant dans l’espace du projet, notamment par leur dotation en motopompes pour les cultures de saison sèches.  

L’Assemblée Générale de Bolgatanga a été aussi l’occasion de renforcer les connaissances des partenaires sur l’Observatoire de la Volta. En effet, M. Jacob TUMBULTO, Directeur par intérim de l’Observatoire de la Volta, a présenté son institution comme étant un outil opérationnel multisectoriel d’information, de communication et d’aide à la décision. Il contribue ainsi à assurer un développement durable sur le bassin de la Volta par la maîtrise des usages et de la disponibilité de la ressource, la préservation et la réhabilitation de l’environnement.  

Les Points Focaux nationaux, pour leur part, ont présenté les résultats des activités, conformément aux conclusions des fora pays des 26 et 28 octobre de Tenkodogo et Bolgatanga. M. Maxwell Boateng GYIMAH a ensuite présenté le planning des activités pour l’année 2010.  

L’assemblée s’est clôturée sur une note de satisfaction avec le renouvèlement du Bureau Exécutif du CTGEN et la distinction de Mr Patrice KABORE, Agent forestier précédemment Chef de poste de l’Environnement et du Cadre de Vie du département de Zabré.  

Il a reçu des mains du Ministre Mark WOYONGO, un prix honorifique de l’UICN-PACO pour son engagement à la réussite des activités de restauration des berges dans sa localité.

 

Participants Weap Accra

Atelier régional de formation au modèle WEAP :

Le WEAP, un outil pratique d’évaluation et de planification

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) en collaboration avec l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV)  a organisé du 1er au 5 juin 2009, un atelier régional de formation sur l’utilisation du modèle d’évaluation et de planification de l’eau (WEAP) à l’intention de 24 experts de haut niveau provenant de structures techniques nationales  chargées de l’Eau, d’universités, d’institutions de recherche et de formation des pays membres du bassin de la Volta.

L’atelier a été animé par M. Devaraj de CONDAPPA de l’Institut  de l’Environnement de Stockholm (SEI/Stockholm).

Les enjeux liés à la gouvernance de l’eau sont tels que tout intervenant qui en fait son objectif majeur doit être conscient qu’au-delà de la nécessité de disposer de cadres institutionnels et juridiques (outils administratifs) bien plantés, de mécanismes de financement ou d’autofinancement (outils financiers) bien définis, une troisième dimension de la question reste incontournable : les outils techniques de gestion de la ressource.

Il s’agit notamment des bases de données, des systèmes et autres modèles de prévision ou de simulation, de planification ou de distribution.

C’est conscient de la place et du rôle de tels outils dans la gouvernance de l’eau, que, le modèle WEAP à été pressenti parmi d’autres outils pour être enseigné. Mais pourquoi donc le choix de WEAP ? La raison pourrait être tout, sauf purement subjectif.En effet, le constat aujourd’hui est que, plusieurs régions font face à des défis redoutables de gestion des eaux douces. On observe de plus en plus que l’allocation des ressources en eau limitées, la qualité de l’environnement et les politiques soutenues d’utilisation de l’eau sont des questions d’intérêts croissants. De nombreux modèles de simulation conventionnels orientés souvent à la distribution ne sont pas toujours aptes à répondre à ces préoccupations majeures. Durant la dernière décennie, une approche intégrée (le concept GIRE) pour le développement de l’eau a émergée et a placé les projets de distribution d’eau dans un contexte de questions   importantes comme la demande, la qualité de l’eau et la préservation des écosystèmes.

Le WEAP vise l’incorporation de toutes ces valeurs et considérations dans un outil pratique pour la planification des ressources en eau. Le WEAP se distingue nettement par son approche intégrée pour la simulation des systèmes d’eau et par son aptitude à orienter les politiques en matière d’eau.

Le WEAP place les aspects ‘‘demande’’ , ‘‘équation –modulations’’ , ‘‘utilisation de l’eau’’ , ‘‘efficiences des équipements’’ , ‘‘ réutilisation de l’eau’’ , ‘‘prix et allocation’’ ,  à la même échelle d’importance que les aspects ‘‘distribution – débit de rivière’’ , ‘‘ eau souterraine’’ , ‘‘ retenues et/ou transferts d’eau’’ . En somme, le WEAP se comporte comme un laboratoire pour examiner les alternatives de développement de l’eau ainsi que des stratégies de sa gestion. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : Comme tout modèle de simulation, WEAP a aussi cette « faiblesse » fondamentale qui fait qu’elle doit nécessairement s’alimenter en amont, de données tant en quantité qu’en qualité pour pouvoir générer des résultats utiles et  utilisables.

Or il est apparu au cours de l’atelier que  l’acquisition et la disponibilité des données  restent le principal maillon faible des systèmes de collecte dans tous les pays membres de l’ABV.

Sur cette problématique capitale et bien d’autres, absolument indispensables pour le succès dans la promotion et la vulgarisation de l’outil WEAP, des recommandations aussi pertinentes les unes que les autres, ont été faites par les participants pour être prises en compte d’ici la prochaine session. Un forum d’échanges et de discussions est actuellement en ligne sur le Net pour enrichir la réflexion sur la question. 

François Ouédraogo

8. water_Governance_PAGEV
7. BULLETIN WATER-GOVERNANCE N° 007
6. BULLETIN WATER-GOVERNANCE N° 006
5. BULLETIN WATER-GOVERNANCE N° 005 NUMERO DOUBLE
4. Bulletin Water_Governance_004
3. Bulletin Water_Governance_002
2. Bulletin Water_Governance_001
1. Bulletin Water_Governance_000