IMAO cherche à améliorer le bien-être et la sécurité des communautés qui dépendent de la mangrove, de la Mauritanie à la Sierra Léone, à travers une conscientisation sur le statut et les valeurs écologique et économique des mangroves, et une harmonisation des politiques de gestion de la mangrove à travers un processus négocié.

Mis en place pour une durée de trois (03) années (2007 - 2010), le projet a capitalisé un certain nombre de résultats essentiels en fonction de stratégies définies :

Le développement d'une base de connaissances sur les valeurs, les statuts écologiques et la gestion des mangroves

  • une compilation d’informations sur l’écologie, la socio-économie et la cartographie en mangrove est désormais disponible ;
  • un rapport diagnostic participatif a été produit. Il s’agit d’une synthèse d’informations sur les bonnes et les mauvaises pratiques de gestion des mangroves à l’échelle du PRCM ;
  • un atelier régional d’analyse des gaps et d’identification des priorités techniques, financiers et politiques a été mené. Cet atelier a également tenu compte des savoirs locaux.

Transfert de connaissances des communautés à l’échelle régionale et mise en place de conditions motivantes pour la bonne gestion de la mangrove

  • des transferts de connaissances ont pu être possibles entre le Sénégal et la Gambie sur la conservation et le reboisement de mangrove ;
  • des actions de restauration/conservation ont été mises en œuvre au Sénégal en Gambie, en Guinée Bissau et en Mauritanie (principalement, protection d’aires de régénération naturelle) ;
  • les revenus des communautés sont augmentés à travers des activités économiques alternatives : les fours améliorés en Guinée Bissau, le sel solaire en Gambie et au Sénégal l’agriculture en Gambie;
  • des formations ponctuelles ont été offertes à des exploitants, au Sénégal, en Gambie, en Guinée Bissau et en Sierra Leone, sur le reboisement des mangroves, le développement organisationnel et sur des activités alternatives telles que l’apiculture et la production de sel solaire.

Le renforcement des politiques nationales et régionales et élaboration d’un plan d'actions
Les acteurs clés ont la formulation d’un plan d’action contribuant, à la mise en œuvre de la Charte dans ses grandes lignes :

  • favoriser une gestion durable commune de la mangrove ;
  • améliorer les conditions de vie des populations directement impliquées dans l'exploitation des ressources partagées de cet écosystème.

 La charte régionale a été formulée et approuvée par les six pays de l’IMAO (Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie, Sierra Leone).