Vème CONGRES MONDIAL
SUR LES PARCS
QUESTIONS EMERGENTES
Cycle d'ateliers
1 : Liens dans les paysages terrestres/marins
1. Restauration écologique
Cycle d'ateliers 2 : Promouvoir un plus large soutien pour les aires
protégées
2. Renforcer le soutien aux aires protégées
par une planification au niveau du site
3. Les maladies et la gestion des aires protégées
Cycle d'ateliers
3 : Gouvernance : de nouveaux moyens de travailler ensemble
4. Les aires protégées privées
Cycle d'ateliers
5 : Gestion des aires protégées pour le présent et
pour l'avenir
5. Chasse et pêche durables et autres questions liées
à la faune sauvage
6. La gestion des espèces envahissantes
Thème
transversal : Communautés et équité
7. Egalité entre les sexes dans la gestion et la conservation
des aires protégées
Thème
transversal : le milieu marin
8. Amendement à la définition de l'UICN des
aires protégées marines
9. Moratoire sur le chalutage hauturier
Journée
africaine
10. Pandémie VIH/sida et conservation
ANNEX 1 :
Private Protected Area Action Plan
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Cycle d'ateliers 1 : Liens
dans les paysages terrestres/marins
1. Restauration écologique
Beaucoup d'aires protégées
existent sous la forme de vestiges d'habitats, dans une matrice de terres
agricoles et de zones dégradées. Certaines aires protégées
englobent des zones dégradées. Cela signifie qu'au sein
de ces aires protégées, l'intégrité des écosystèmes
et des processus écologiques qui les entretiennent est menacée.
Ces changements impliquent également que les communautés
vivant à proximité de ces aires protégées
ne peuvent plus obtenir certains biens et ressources dont elles dépendaient
jusque-là.
La restauration écologique
offre une solution à ces problèmes. Elle peut appliquer
toute une gamme d'approches, qui varieront en fonction de l'ampleur et
du rythme de la restauration de la biodiversité, et de la mesure
dans laquelle divers biens et services sont fournis. Le coût de
ces approches est très divers. Il existe aussi bien des méthodes
à faible coût (impliquant souvent des délais prolongés
de restauration) que des méthodes coûteuses (avec des délais
de restauration souvent plus courts).
De nombreux paysages exigeront
une combinaison de ces deux types d'approches, selon le contexte écologique
et socio-économique des différentes localités. Pour
obtenir des résultats optimaux, il faudra faire des concessions
mutuelles dont la nature sera déterminée par les acteurs
concernés.
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Cycle d'ateliers 2 : Promouvoir
un plus large soutien pour les aires protégées
2. Renforcer le soutien
aux aires protégées par une planification au niveau du site
Les participants à l'atelier
intitulé "Promouvoir un plus large soutien pour les aires
protégées par une planification au niveau du site"
réitèrent leur objection fondamentale aux pratiques industrielles
destructives, y compris l'exploitation forestière, les activités
minières, et l'exploitation et la production de pétrole
et de gaz, et ont fixé les objectifs suivants :
- Renforcer la législation
et l'application des procédures d'évaluation de l'impact
sur l'environnement
- Offrir aux communautés
davantage de possibilités de participer à un partage
équitable des avantages
- Sensibiliser les ONG,
les donateurs et d'autres entités aux aspirations des communautés
et prévoir un financement à plus long terme pour permettre
aux communautés de participer durablement à l'élaboration
et à la mise en oeuvre des projets.
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3. Les maladies et la gestion des aires protégées
La santé des espèces
sauvages, des animaux domestiques et des populations humaines est inextricablement
liée.
Des améliorations modestes
de la santé des animaux sauvages domestiques, partant, de leur
productivité, peuvent entraîner des améliorations
spectaculaires des moyens d'existence des populations humaines, contribuant
ainsi à réduire la pauvreté.
Les organismes pathogènes
exotiques envahissants méritent une mobilisation aussi énergique
que les espèces exotiques envahissantes plus 'visibles'.
Le rôle des maladies
dans les aires protégées et la matrice de terres exploitées
dans lesquelles ces aires se trouvent doivent être reconnus et abordés
dans le contexte de la planification et de la gestion au niveau des aires
protégées et des paysages.
Les indicateurs axés
sur la santé animale et humaine peuvent révéler des
perturbations des systèmes naturels qui seraient indécelables
avec des méthodes plus courantes. Ils permettent ainsi une évaluation
quantitative plus précise de l'état de santé et de
résilience d'une aire protégée.
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Cycle d'ateliers 3 : Gouvernance
: de nouveaux moyens de travailler ensemble
4. Les aires protégées
privées
Les aires protégées
en mains privées poursuivent leur lente expansion dans de nombreuses
régions du globe mais restent très mal connues. Des enquêtes
préliminaires ont montré qu'il existerait dans le monde
des milliers de parcs privés, protégeant des millions d'hectares
d'habitats d'importance biologique. Ces parcs sont une composante de plus
en plus importante des stratégies nationales de conservation de
la nature. Tandis que nombre de gouvernements ralentissent le rythme de
création de nouvelles aires protégées, le secteur
privé de la conservation poursuit sa rapide expansion. Les spécialistes
de la conservation doivent absolument étudier cette tendance de
très près, évaluer sa portée et son orientation
globales, et trouver des moyens d'optimiser ses atouts tout en réduisant
au minimum ses faiblesses.
En Afrique australe et de l'Est,
les terres en mains privées jouent un rôle particulièrement
important dans la conservation de la biodiversité critique. En
Afrique australe, les aires protégées préservent
à elles seules des millions d'aires d'importance écologique,
en particulier dans les zones tampons et les corridors biologiques.
L'Annexe
I (en anglais seulement) au présent document contient ce
qui est peut-être le premier Plan d'action au monde pour les aires
protégées privées. Ce Plan d'action résume
les principaux aspects du secteur des aires protégées privées
et propose des mesures importantes à prendre au fil de l'évolution
de cet instrument de conservation prometteur.
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Cycle d'ateliers 5 : Gestion
des aires protégées pour le présent et pour l'avenir
5. Chasse et pêche
durables et autres questions liées à la faune sauvage
Les participants à la
6e session " Chasse et pêche " (Cycle d'ateliers Acquérir
le soutien de nouveaux partenaires) craignent que le Congrès ne
reconnaissent pas l'importance des formes appropriées d'utilisation
de la faune sauvage dans la production de revenus pour la conservation,
et qu'il accorde une attention exagérée au financement externe
non durable.
En conséquence, ils
[demandent] à la CMAP de tenir compte des questions émergentes
[ *1 ] lorsqu'ils établiront leur
futur programme de travail et/ou de faire en sorte que ces questions soient
traitées par d'autres services compétents de l'UICN.
La chasse et la pêche
durables (y compris la chasse aux trophées et de subsistance) et
d'autres utilisations de la faune sauvage contribuent à la conservation
de la biodiversité en :
- Générant
des fonds pour la gestion des aires naturelles, protégées
ou non
- Générant
des revenus et des bénéfices pour les communautés
locales et les propriétaires fonciers
- Créant de puissants
moyens d'incitation à gérer et conserver la faune sauvage
et ses habitats
- Offrant aux populations
autochtones des perspectives économiques, tout en respectant
leurs droits, leurs systèmes de connaissances et leurs traditions
Cela étant, l'UICN [devrait]
recenser les meilleures pratiques de chasse et de pêche durables,
et contribuer à leur diffusion et à leur application.
NOTE 1:
Soutenu par la FAO
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6. La gestion des espèces
envahissantes
La gestion des espèces
exotiques envahissantes est prioritaire et doit être intégrée
dans tous les aspects de la gestion des aires protégées.
Il importe, de toute urgence, que l'ensemble des groupes d'intérêt
- gestionnaires des aires protégées, acteurs concernés
et gouvernements - prennent conscience des incidences graves qu'ont ces
espèces sur la biodiversité, la conservation des aires protégées
et les moyens d'existence des populations, et du fait que ces impacts
résultent d'une reconnaissance insuffisante du problème
posé par les espèces exotiques envahissantes et d'une incapacité
à le résoudre.
Les plans de gestion des aires
protégées doivent prendre en considération la nécessité
de rechercher des solutions au problème des espèces exotiques
envahissantes et de donner les moyens d'appliquer des méthodes
efficaces au niveau de l'écosystème.
Il est important de s'intéresser
non seulement aux avantages au-delà des limites des aires protégées,
mais également aux menaces extérieures qui pèsent
sur les aires protégées marines et terrestres.
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Thème transversal
: Communautés et équité
7. Egalité entre
les sexes dans la gestion et la conservation des aires protégées
Le Groupe de discussion sur
l'égalité entre les sexes dans la gestion et la conservation
des aires protégées, considérant que :
- Les principaux accords,
réunions et conventions de ces 15 dernières années
en rapport avec la conservation et l'utilisation des ressources naturelles
ont tous, sans exception, reconnu l'importance et la nécessité
de respecter l'égalité hommes-femmes dans les activités
de conservation de la biodiversité ;
- Les besoins, l'accès
aux ressources et leur contrôle, les opinions, les priorités,
les contraintes et les aspirations de l'homme et de la femme diffèrent
souvent, tout comme leur mode de contribution à la conservation
de la biodiversité conservation et au développement
durable ;
- Pour parvenir à
une égalité hommes-femmes dans la gestion des aires
protégées, il est nécessaire de procéder
à une analyse comparative entre les sexes, portant sur la propriété
et l'utilisation des ressources, et sur les connaissances et le savoir-faire
en matière de conservation;
- Il est impossible de
comprendre véritablement les relations humaines, les processus
écologiques et les écosystèmes sans adopter une
démarche soucieuse d'équité entre les sexes;
- Les expériences
et les enseignements sont nombreux qui démontrent que les femmes
sont des agents de changement efficaces, et jouent un rôle clé
dans la gestion des ressources naturelles et des aires protégées;
- Conformément aux
principes démocratiques et de bonne gouvernance, la consolidation,
l'expansion et l'amélioration du système mondial d'aires
protégées doit respecter les droits, intérêts
et préoccupations des femmes et des hommes, y compris leur
droit de participer, sur un pied d'égalité, à
la prise de décisions concernant les gestion des aires protégées;
Engage les gouvernements, les
institutions multilatérales, les conventions internationales, les
organismes responsables des aires protégées, les organismes
bailleurs de fonds, les ONG, les communautés locales et autochtones,
les instituts de recherche et le secteur privé et, en particulier,
l'UICN-Union mondiale pour la nature, connue pour être un leader
inspiré des efforts synergiques et bien coordonnés, à
:
1. Faire en sorte qu'à
l'avenir, les initiatives visant à établir des réseaux
complets d'aires protégées tiennent pleinement compte
des droits, responsabilités, intérêts, aspirations
et contributions potentielles des hommes aussi bien que des femmes;
2. Adopter des politiques
et des incitations exigeant la participation équitable et effective
des femmes et des hommes aux processus décisionnels et à
la gestion des aires protégées existantes et à
venir;
3. Mettre sur pied des
programmes pour élargir et renforcer les capacités institutionnelles
et humaines, aux fins d'intégrer une démarche soucieuse
d'équité entre les sexes dans la planification, l'établissement
et la gestion des aires protégées;
4. Mettre au point des outils et meilleures pratiques pour la prise
en compte des questions de parité entre les sexes dans des
activités et tâches de gestion particulières;
5. Renforcer les capacités
des femmes et des hommes vivant dans les communautés locales
en leur offrant de nouveaux 'outils' pour disposer de moyens d'existence
durables et assumer la direction des activités de conservation;
6. Suivre et évaluer
les avantages de l'équité entre les sexes et diffuser
les enseignements tirés auprès des gestionnaires, des
décideurs et des membres des communautés.
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Thème transversal
: le milieu marin
8. Amendement à la
définition de l'UICN des aires protégées marines
Afin d'affiner l'établissement
des rapports sur les aires protégées marines, il serait
souhaitable de reconsidérer la définition actuelle des aires
protégées marines de l'UICN et, en particulier, d'envisager
l'exclusion des sites côtiers/intertidaux qui n'incluent pas les
eaux subtidales. Cette question reste à discuter lors des préparatifs
du prochain Congrès mondial de la nature.
L'UICN définit une aire
protégée de la manière suivante :
"Toute région
intertidale ou subtidale, de même que les eaux la recouvrant,
ainsi que la flore, la faune et les caractéristiques historiques
et culturelles associées, classées par la législation
dans le but de protéger partiellement ou intégralement
l'environnement inclus ." [ *2 ]
Cette définition se
distingue de nombreuses autres par le fait qu'elle inclut les zones intertidales.
En vertu de cette définition, tout site terrestre qui s'étend
jusqu'à la limite de la limite moyenne de balancement des marées
est une aire protégée marine. Cela signifie qu'un très
grand nombre de sites dont les limites correspondent au littoral figurent
sur les listes et dans les statistiques relatives aux APM. Cela explique
en partie le manque de chiffres précis sur la quantité et
la taille des APM. Concernant l'objectif du SMDD en voie d'application,
il importe que nous soyons en mesure d'obtenir des données plus
précises et un consensus plus large.
Nous suggérons que l'UICN
adopte une nouvelle définition, à savoir :
"Toute région
qui inclut la zone subtidale, de même que les eaux la recouvrant,
ainsi que la flore, la faune et les caractéristiques historiques
et culturelles associées, classées par la législation
dans le but de protéger partiellement ou intégralement
l'environnement inclus."
Une telle définition
n'exclura que les sites qui n'ont pas de zones subtidales. Les sites englobant
à la fois des eaux subtidales et intertidales resteront, et il
est probable que de nombreux sites à prédominance terrestre
seront inclus.
NOTE 2:
Résolution AG, Costa Rica
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9. Moratoire sur le chalutage
hauturier
En approuvant la Recommandation 5.23 du CMP relative à la protection
en haute mer, les participants au thème intitulé "
Le milieu marin " ont estimé que les recommandations ci-après
étaient de la plus haute importance et méritaient d'être
reconnues en tant que question émergente.
INVITE l'Assemblée générale
des Nations Unies à envisager une résolution sur un moratoire
immédiat relatif au chalutage en haute mer, dans les hautes mers
possédant des monts sous-marins et des communautés de récifs
d'eau froide, en attendant que des mesures internationales de conservation
juridiquement contraignantes soient prises pour protéger les sites
existants.
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Journée africaine
10. Pandémie VIH/sida
et conservation
La pandémie VIH/sida
commence à compromettre sérieusement les avancées
de la conservation en Afrique, et risque d'avoir des incidences de taille
sur les pays émergents tels que la Russie, la Chine, l'Inde et
les nations d'Europe de l'Est. Cette pandémie réduit les
capacités de gestion de la biodiversité du personnel des
aires protégées, des communautés locales et autochtones
et des populations mobiles. Elle entraîne également un prélèvement
grandissant et souvent non durable de ressources naturelles. Enfin, elle
aggrave la pauvreté étant donné que les ménages
affectés par le sida perdent leur chef de famille qui assure la
subsistance et la capacité d'effectuer des travaux agricoles lourds.
La communauté de la
conservation doit reconnaître ce problème, faire en sorte
de mieux comprendre ses impacts sur la conservation, et prendre des mesures
pour atténuer les impacts dans les pays affectés. Il s'agit
notamment de promouvoir la prévention du VIH/sida auprès
du personnel des aires protégées et des communautés
locales; de trouver des solutions pour atténuer les prélèvements
non durable (par ex. en créant une micro-entreprise à faible
intensité de main d'oeuvre pour maintenir les moyens de subsistances
de la communauté); d'élaborer des stratégies relatives
au VIH/sida auprès des autorités responsables des aires
protégées; et de collaborer avec d'autres secteurs, y compris
la santé et l'agriculture.
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ANNEX 1
|
PRIVATE
PROTECTED AREA ACTION PLAN
(13 September 2003 )
WPC Governance Stream,
Parallel Session 2.5
"Protected Areas Managed by Private Landowners"
Session leaders: Dr. Jeff Langholz & Dr. Wolf Krug
|
Background
// Ecological and biological issues // Economic
and social issues // Legal and political issues //
Recommendations to governements and civil society
Background
This document represents the
consensus opinion of participants at the Vth World Parks Congress Session
on "Protected Areas Managed by Private Landowners" with respect
to the future of privately owned protected areas worldwide. Its purpose
is to chart a course for the coming decade that improves and expands biodiversity
conservation occurring on privately owned lands. It was adopted by unanimous
vote on 13 September 2003.
Definitions: A private protected
area (PPA) refers to a land parcel of any size that is:
1) predominantly managed for
biodiversity conservation;
2) protected with or without formal government recognition;
3) and is owned or otherwise secured by individuals, communities, corporations
or non government organisations.
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Recognising that:
Ecological and biological
issues
A great share of global biodiversity
occurs on privately owned lands;
Private lands represent an
opportunity for significant expansion of the world's network of protected
natural areas;
Private land holders have demonstrated
a willingness and capacity to protect natural habitat and endangered species
successfully;
Conservation on private lands
represents an essential and expanding complement to public conservation
efforts by protecting corridors, buffer zones, inholdings, areas underrepresented
in public park systems, and other key components of larger ecosystems
that governments are not protecting for lack of financial resources, political
will, or other reasons;
Private conservation models,
like publicly protected areas, vary greatly in terms of management objectives,
allowable activities, and level of protection. These may include formally
declared private areas, lands subject to conservation easements, game
ranches, mixed commercial operations based on sustainable use, land trusts
and other options.
Privately owned protected areas
best serve as supplements to, not replacements for, strong public protected
area systems.
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Economic and social issues
Private protected areas provide
public goods in conserving biodiversity and natural resources at comparatively
low cost to society.
The private sector has shown
it can be efficient, accountable and innovative in conserving natural
resources and biodiversity while integrating economic uses in a sustainable
way. Examples include activities such as nature tourism, game ranching,
or harvesting non-timber forest products, which provide revenues that
make private conservation appealing and financially feasible.
Private lands conservation
may be vulnerable to economic fluctuations caused by changes in policy
at the local, national and international level that increase the profitability
of competing land uses such as agriculture, logging, and ranching.
Some private land conservation
mechanisms are extremely flexible, and can be used to implement conservation
practices on productive lands in a manner that can attain a broad range
of social and economic benefits.
That there is an increasing
tendency for landholders to form collaborative networks.
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Legal and political issues
That secure property rights
to land and natural resources form an essential foundation for any long-term
conservation strategy, particularly one involving private sector participation
and investment;
That private landholders represent
an important stakeholder group that can contribute meaningfully to local,
national and international conservation planning efforts;
That many privately protected
areas are subject to legally binding conditions and restrictions regarding
land use practises, that can ensure their durability and long-term conservation,
including in perpetuity;
The increasing tendency for
multiple private landholders to form collaborative reserves and conservancies
that jointly manage large conservation units;
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Recommendations to governments
and civil society
Rec.
01 // Rec 02 // Rec. 03 // Rec.
04 // Rec. 05 // Rec. 06 //
Rec. 07
The international workshop
on privately owned parks (Session 2.5 of the Governance Workshop Stream)
at the Vth World Parks Congress, in South Africa (8-17 September, 2003),
makes the following recommendations to governments and civil society:
1. Strengthen the legal
framework for private lands conservation, including through:
Conducting a global assessment
of the current legal frameworks for private lands conservation, identifying
key gaps in the design, implementation, and evaluation of relevant legislation;
Working to fill existing legal
gaps by developing laws, regulations, policies, and programs that support
creation of appropriate land use planning regimes, formally declared private
protected areas, conservancies, conservation easements and similar instruments,
conservation concessions, and other protection mechanisms;
Strengthening the legal security
for conservation lands, including the recognition of rightful owners,
reform of land tenure laws and improved law enforcement. Secure use rights
over land and wildlife are an essential ingredient in any strategy to
conserve and encourage long-term investment in wildlife habitat;
Ensuring that the IUCN protected
area category system explicitly addresses privately owned protected areas.
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2. Strengthen economic incentives
for private land conservation, including:
Develop economic incentives
for private landowners to adopt private lands conservation practices.
These should include property tax exemptions for lands placed in conservation
status; payments for the environmental services provided by conservation
lands; development of markets for environmental goods and services; purchase
or transfer of development rights; and other forms of government financial
and technical assistance. In providing incentives, priority should be
given to lands that are within publicly protected areas, or have been
granted official recognition as private conservation lands;
If not already established,
governments should establish environmental trust funds, with donor support,
and authorize the use of such funds to support key private lands conservation
actors.
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3. Strengthen institutional
capacity for private lands conservation:
Increase capacity of federal
and state governments to authorize and monitor formal private conservation
protection efforts, and better integrate private lands conservation actions
into their overall conservation strategies. This includes ensuring that
even those government agencies whose primary responsibility is not conservation
work to support private lands conservation actions (e.g., land reform,
tax, and planning agencies);
Identify and remove gaps and
overlaps in institutional responsibilities regarding conservation initiatives
on private lands;
Improve capacity of local governments
to ensure that local registrars properly record private land conservation
instruments;
Increase capacity of government
judicial systems to enforce private land conservation mechanisms effectively
and consistently;
Expand efforts by conservation
NGOs and government agencies to:
1) develop private lands conservation
tools;
2) identify private lands conservation
priorities;
3) establish and maintain private
conservation areas; and
4) provide technical assistance
to conservation-minded landowners;
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4. Improve and expand education
and training opportunities for private lands conservation, including:
Design, develop, deliver, and
evaluate a comprehensive portfolio of education and training opportunities
for key sectors involved in private lands conservation. Target audience
includes government parks agencies, conservation NGOs, commercial entities,
registrars, judges, prosecutors, and private and community landowners.
Topics range from general capacity-building to the application of detailed
technical issues and procedures. Delivery formats will include short courses,
field work, various forms of workshops, internships and fellowships, and
formal academic education programs.
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5. Increase public-private
collaboration in the management and conservation of protected lands:
Integrate private lands conservation
efforts into public conservation strategies. This includes:
a. increasing overall collaboration
between public and private conservation sectors, including communicating
available programs and conservation options;
b. maximising protection of ecosystems inadequately represented among
public protected areas;
c. enhancing public protected areas by protecting buffer zones and conservation
corridors; and
d. improving the management of privately owned lands within "mixed"
public/private protected areas.
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6. Promote community involvement
and sustainable development through privately owned protected areas:
Increase and deepen the transfer
of technology, knowledge and experience between private landowners and
other stakeholders.
Improve and promote cooperation
between private landowners and other stakeholders, particularly regarding
complementary land uses.
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7. Create information networks,
including:
Establish networks of conservation
owners and other stakeholders for the purpose of sharing information,
knowledge, and expertise on a regional, national, and international basis;
Conduct a global inventory
of privately conserved lands that characterises their overall contribution
to protecting natural habitat, endangered species and cultural resources;
Conduct a global analysis on
the economics of private lands conservation, including financial sustainability,
contribution to national economies, job creation, and other economic and
social costs and benefits;
Identify, then work to remove,
perverse economic incentives at the regional, national and international
level that distort the market and promote unsustainable land use practices
(e.g., subsidies for unsustainable agricultural practices);
Investigate the myriad social
issues surrounding privately owned protected areas worldwide, including
levels of social acceptance and costs and benefits to local communities.
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