Les femmes du REFADD renforcent leurs capacités sur l'APA

26 March 2013 | Article

Il s’est tenu un atelier de renforcement de capacités des membres du Réseau des Femmes Africaines sur le Développement Durable (REFADD) sur le thème : « Femmes et processus APA en Afrique centrale : comment influencer la mise en œuvre au niveau national ? » à Brazzaville au Congo du 21 au 22 février 2013.

Cet atelier, présidé par Madame Eulalie BASHIGE, Présidente Régionale du REFADD et modéré par  le formateur M. Chouaibou NCHOUTPOUEN, Expert Biodiversité et Désertification de la COMIFAC, a réuni outre les membres du Bureau régional du REFADD, les représentantes de huit pays: Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Rwanda et Tchad,  et les personnes ressources. Les partenaires techniques et financier y ont été présents à travers le  Projet GIZ d’appui à la COMIFAC et l’UICN.
 

Organisé grâce à l’appui financier et technique de l’UICN et de la GIZ, cet atelier avait pour objectif global de sensibiliser et de renforcer les capacités des membres du REFADD sur l’APA et de leur permettre ainsi de pouvoir s’engager dans les processus y relatifs  au niveau national.
 

En effet, 193 pays y compris les pays de l’espace COMIFAC ont ratifié la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qui est un instrument juridique international contraignant adoptée en juin 1992 pour mettre un terme à l’érosion de la biodiversité. Les Parties à cette Convention s’engagent à atteindre trois objectifs : la conservation de la diversité biologique ; l’utilisation durable de ses éléments ; et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et un transfert approprié des techniques pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces ressources et aux techniques, et grâce à un financement adéquat ».
Ce troisième objectif, sur l’accès et le partage des avantages (APA) revêt une importance particulière pour les pays en développement, qui sont dépositaires de la plus grande diversité biologique au monde, et souhaitent qu’un système de compensation pour l’accès à leurs ressources génétiques et connaissances traditionnelles associées soit établit.
 

Parmi les acteurs susceptibles d’influencer la mise en œuvre du processus APA dans les pays de l’espace COMIFAC, figurent en bonne place les réseaux spécialisés de la CEFDHAC parmi lesquels le REFADD dont les capacités en matière d’APA nécessitent d’être renforcées afin qu’il fasse un plaidoyer en vue de la ratification du Protocole de Nagoya et de la mise en œuvre effective de l’APA dans les pays de l’espace COMIFAC.
 

A l’issue de la formation, les Rôles des femmes en matière d’APA, les stratégies à mettre en place pour qu’elles jouent pleinement leurs rôles, ainsi que les besoins en renforcement des capacités sur la base des enjeux et les défis liés à la mise en œuvre du Processus APA dans les pays de l’espace COMIFAC, ont été identifiés. Les bases d’une stratégie de communication, éducation et sensibilisation des femmes en matière d’APA ont été lancées, des plans d’action ont été élaborés par chaque point focal et le bureau régional.
 

Plusieurs recommandations ont été faites par les participants entre autres :

  1.  A la COMIFAC : de sensibiliser les Points Focaux CDB/APA à travers le GTBAC de la nécessité d’impliquer les femmes dans la mise en œuvre du processus APA au niveau national ;
  2. Au Bureau Régional du REFADD : de faire le suivi de la mise en œuvre des activités que les Points Focaux se sont engagés à mener cette année afin de contribuer à la mise en œuvre du processus APA dans leurs pays respectifs ;
  3. Aux Points Focaux REFADD : d’initier une rencontre avec le Point Focal CDB et ou APA selon le cas afin de définir les axes de collaboration pour la mise en œuvre du processus APA.
  4. Aux partenaires au développement (UICN, GIZ) : d’explorer la possibilité d’appuyer l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités des membres du REFADD sur les techniques de mobilisation des ressources financières pour la conservation, la gestion et l’utilisation durable de la biodiversité.

Pour plus d'informations : chantal.wandja@iucn.org