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Communiqué de presse 13 Oct, 2025

Un nouveau guide STAR aident les gouvernements et la société civile à accélérer les actions positives pour la nature

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 12 octobre 2025 (UICN) – Aujourd’hui, lors de son Congrès mondial de la nature 2025, l’UICN a lancé deux nouvelles ressources sur la métriques STAR visant à soutenir la réalisation des objectifs mondiaux en matière de biodiversité en aidant les gouvernements et les organisations de la société civile à accélérer les actions positives pour la nature dans tous les secteurs.

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Photo: JJ Harrison/Wikimedia

Mangrove Pitta (Pitta megarhyncha), Pulau Ubin, Singapore

Afin d’accroître l’adoption de la métrique de Réduction des menaces et restauration en faveur des espèces (STAR, en anglais), l’UICN a lancé deux nouveaux documents d’orientation à l’usage des gouvernements et de la société civile. Ces publications enrichissent l’ensemble des directives de l’UICN sur les mesures de conservation des espèces en fournissant des orientations ciblées à l’attention des gouvernements et de la société civile, contribuant ainsi à faire progresser les actions positives pour la nature à l’échelle mondiale.

La métrique STAR est un outil scientifique développé par l’UICN qui quantifie le gain potentiel en matière de conservation d’actions de réduction des menaces et de restauration des habitats en mesurant leur contribution à la réduction du risque d’extinction des espèces. Basée sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, STAR permet aux gouvernements, aux entreprises, aux investisseurs et à la société civile de cibler leurs investissements dans la conservation et de mesurer leurs contributions aux objectifs mondiaux en matière de biodiversité.

« STAR offre un langage commun aux gouvernements, aux peuples autochtones et aux entreprises. Elle nous permet de comprendre où nous pouvons vraiment réduire le risque d’extinction des espèces en prenant des mesures spécifiques. Au cours de cet événement, nous visons non seulement à partager des expériences, mais aussi à ouvrir un dialogue sur les défis et les limites, afin que STAR puisse guider des décisions plus justes et plus efficaces vers l’objectif A du Cadre mondial pour la biodiversité », a déclaré Randall Jiménez, Scientifique principal en conservation à l’UICN, soulignant le rôle de STAR dans l’établissement de ponts entre les secteurs.

La première publication, intitulée « Using the STAR Metric to Achieve Biodiversity Goals : Guidance for Governments » (Utiliser la métrique STAR pour atteindre les objectifs de biodiversité : un guide pour les gouvernements), explique comment les gouvernements peuvent utiliser STAR pour définir des objectifs, planifier des politiques et diriger des actions de conservation. Elle est particulièrement pertinente pour les ministères de l’environnement, les agences chargées des ressources naturelles et les décideurs intersectoriels dans des domaines tels que l’agriculture, les infrastructures et la planification du développement.

La deuxième publication, intitulée « Using the STAR Metric to Support Nature-Positive Outcomes : Guidance for Civil Society Organisations » (Utiliser la métrique STAR pour soutenir des résultats positifs pour la nature : un guide pour les organisations de la société civile), fournit des conseils personnalisés aux ONG, aux associations de peuples autochtones, aux groupes communautaires locaux, ainsi qu’aux instituts de recherche ou politiques. Elle montre comment STAR peut éclairer le plaidoyer, le financement, le suivi et la mise en œuvre de projets de conservation et de restauration.

« L’application de la métrique STAR dans les territoires autochtones offre l’occasion d’intégrer la gouvernance territoriale autochtone en tant que variable clé, reconnaissant ainsi l’exercice effectif des droits tout en renforçant la conservation de la biodiversité. Le cadre conceptuel formulé pour son application est basé sur l’hybridité épistémologique, comprise comme l’articulation entre les connaissances scientifiques et autochtones », a déclaré un porte-parole du projet VOCES-UICN. « Il ne s’agit pas de les fusionner ou de les hiérarchiser, mais plutôt de valoriser leur complémentarité, ouvrant ainsi de nouveaux espaces de compréhension et de collaboration qui enrichissent la gestion de l’environnement ».

Les publications ont été présentées à l’occasion du Congrès de l’UICN, lors d’un événement qui a montré des études de cas sur l’utilisation de STAR dans divers contextes, y compris des territoires autochtones en Méso-Amérique, les stratégies nationales de biodiversité du Costa Rica et des applications dans le secteur privé. Les intervenants provenaient de divers horizons géographiques et techniques et comprenaient : Arturo Arreola Muñoz, Instituto para el Desarrollo Sustentable en Mesoamérica ; Yang Chien Chang, Fondation Delta ; Aymeric Roussel, Commission européenne ; Annika Gunilla Lundmark Nordin, Responsable du développement durable, Stora Enso ; Francesca Ridley, Chercheuse associée, Université de Newcastle, Royaume-Uni ; Tony Nello, Coordonnateur principal de programme, UICN ; et Randall Jiménez, Scientifique principal en conservation, UICN. À travers des discussions interactives, les participants ont examiné les leçons apprises, les défis de mise en œuvre et les conditions propices à l’intensification de STAR à l’appui des objectifs mondiaux en matière de biodiversité et de climat.

Le lancement de ces publications critiques s’inscrit dans le cadre de la nouvelle approche RHINO (Rapid High-Integrity Nature-positive Outcomes / Résultats positifs pour la nature, rapides et à haute intégrité) de l’UICN, un cadre innovant visant à accélérer les actions mesurables et urgentes en faveur de la biodiversité. Basée sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées et sur STAR, l’approche RHINO fournit aux organisations des voies claires et fondées sur la science pour identifier où et comment agir, et comment mesurer les contributions à l’arrêt de la perte de biodiversité.

Les deux documents d’orientation ont été élaborés avec le soutien d’Affaires mondiales Canada dans le cadre du projet NAbSA (NAture-based Solutions for climate Adaptation : Monitoring & Impact Evaluation / Solutions fondées sur la nature pour l’adaptation aux changements climatiques : suivi et évaluation d’impact), coordonné par l’Équipe mondiale Changements climatiques et Transition énergétique de l’UICN.