The United Nations proclaimed 22 May as International Day for Biological Diversity (IDB) to increase understanding and awareness of biodiversity issues. This year’s theme of Island Biodiversity was chosen to coincide with the designation by the United Nations General Assembly of 2014 as the International Year of Small Island Developing States.
Islands are a very special case in terms of biodiversity conservation, being particularly vulnerable to the impacts of climate change, tourism and invasive alien species, as well as the over-exploitation of natural resources. On the Goat Islands of Jamaica for example, the introduction of Small Indian Mongoose (Herpestes javanicus) caused the local extinction of Jamaican Iguana (Cyclura collei). The mongoose predates both young iguanas and iguana eggs, and today the Jamaican Iguana survives only in a small area of the Hellshire Hills, Jamaica. A proposed port development in the surrounding Portland Bight Protected Area will further threaten this Critically Endangered species and negate any future conservation plans to reintroduce the species to the Goat Islands, which would be destroyed if this development goes ahead.
In Europe, islands are popular tourist destinations and the impacts of development on native species have to be carefully mitigated and when assessed, threatened species are given legal protection. The Sardinian Long-eared Bat (Plecotus sardus) was first identified on the island of Sardinia, Italy in 2002, and is listed as Vulnerable on The IUCN Red List. The species’ forest habitat is declining in quality due to forestry management activities and roosting sites are being disturbed by tourism. Thankfully, the Sardinian Long-eared Bat is protected by national legislation in most range states and is also protected through the Bonn Convention (Eurobats) and Bern Convention, as well as being included in Annex IV of the EU Habitats and Species Directive.
Isabela Island in the Galápagos is home to one of the world’s rarest bird species, the Mangrove Finch (Camarhynchus heliobates) listed as Critically Endangered on the IUCN Red List of Threatened Species™. The main threats to this species are predation by introduced black rats and a blood-sucking parasite (Philornis downsi) which kills nestlings. Thanks to funding from IUCN’s partnership initiative SOS - Save Our Species, the species is benefiting from a head-starting programme through a project implemented by the Charles Darwin Foundation and Durrell Wildlife Conservation Trust. Earlier this year, the project grantees were successful in hatching and rearing the first ever Mangrove Finch chicks in captivity, these birds will be released back into their mangrove forest habitat and will hopefully establish populations in new areas. This is just one of several projects which SOS – Save Our Species funds to improve the conservation status of island-restricted species.
About 30,000 islands lie across the vast expanse of the Pacific Ocean and 12% of this region is under protection, mostly Community Managed Protected Areas. The Biodiversity and Protected Areas Management (BIOPAMA) programme is committed to engaging with and supporting the Pacific islands, particularly in building the capacity of local conservation practitioners to improve protected area management in the region. In addition, through BIOPAMA, IUCN is promoting the use of best available science and knowledge to address information gaps and strengthen policy and decision-making for protected areas in African, Caribbean and Pacific (ACP) countries.
The Mangrove Ecosystems for Climate Change Adaptation & Livelihoods (MESCAL) project is coordinated by IUCN Oceania. The project has sought to increase the resilience of Pacific islands communities to the potential impacts of climate change by strengthening the conservation and management of their mangroves. Mangroves play an important role in coastal protection, sediment accretion, food security and biodiversity conservation. Floral and faunal inventories have been conducted in demonstration sites in Vanuatu, Solomon Islands, Tonga, Samoa and Fiji. These biodiversity surveys, mapping activities, carbon assessments, economic valuation and policy and legislation reviews have fed into the development of decision-support tools for policy makers in all five countries including a national mangrove management plan for Fiji.
The challenges facing Small Island developing states are challenges that confront us all, and the UN Conference on Small Island Developing States, which will be held in September in Apia, Samoa, will focus on building partnerships for sustainable development.
Célébrez la nature unique et merveilleuse des îles du monde
L’UICN s’est jointe à ses partenaires et organisations membres pour célébrer la Journée Internationale pour la Diversité Biologique (IDB en anglais), qui prône le rôle joué par les îles pour répondre aux problèmes mondiaux actuels, et ce à travers ingéniosité, innovation et utilisation du savoir traditionnel.
Par la proclamation du 22 mai comme Journée Internationale pour la Diversité Biologique (IDB), les Nations Unies souhaitent étendre la compréhension et la sensibilisation aux problèmes liés à la biodiversité. Le thème de cette année, « Biodiversité des îles », a été choisi à la suite de la désignation de l’année 2014 comme « Année Internationale des Petits Etats Insulaires en Développement »par l’assemblée générale des Nations Unies.
Par leur vulnérabilité particulière aux effets du changement climatique et du tourisme, aux espèces invasives et à la surexploitation des ressources naturelles, les îles forment un cas à part en termes de conservation de la biodiversité. Prenons à titre d’exemple les îles « Goat islands » en Jamaïque, où l’introduction de la mangouste de Java (Herpestes Javanicus) avait entraîné l’extinction locale de l’iguane de Jamaique (Cyclura Collei). La mangouste menace à la fois les jeunes iguanes et les œufs, et aujourd’hui l’iguane survit seulement dans une petite partie des collines Hellshire en Jamaïque.
En Europe, les îles forment une destination touristique prisée, où les impacts du développement sur les espèces endémiques doivent être atténués et où les espèces estimées menacées doivent bénéficier d’une protection légale. Identifiée pour la première fois en Sardaigne (île Italienne) en 2002, la chauve-souris à oreilles sarde (Plecotus sardus) est classée parmi les espèces Vulnérables de la liste rouge de l’UICN. L’habitat forestier de l’espèce est menacé par les activités de foresterie, et de nombreuses zones de perchoir sont perturbées par les activités touristiques. La chauve-souris sarde aux grandes oreilles est heureusement protégée par la législation nationale de nombreux Etats, ainsi que par les Conventions de Bonn (Eurobats) et de Berne. Enfin, elle est inclue dans l’Annexe IV de la Directive de l’Union Européenne pour les Habitats et les espèces.
L’île Isabela, située aux Galapagos, abrite une des espèces d’oiseaux les plus rares et classée « En danger critique » par la liste rouge de l’UICN : le Géospize des Mangroves (Camarhynchus heliobates). Les principales menaces pesant sur cette espèce sont les rats noirs qui ont été introduits sur l’île et un parasite suceur de sang (Philornis downsi) qui tue les oisillons. Grâce au financement de SOS - Sauvons nos espèces, une initiative menée par un partenaire de l’UICN, l’espèce bénéficie d’un programme head-starting, à travers un projet mis en place par la Fondation Charles Darwin et Durrell Wildlife Conservation Trust. Un peu plus tôt cette année, les bénéficiaires du projet ont emporté un franc succès en faisant éclore et en élevant les premiers géospizes des mangroves en captivité ; les oiseaux seront relâchés dans leur habitat naturel forestier des mangroves où, avec un peu d’espoir, ils se reproduiront dans de nouvelles zones. Mais ceci est seulement un projet parmi les quelques autres que SOS-Sauvons nos espèces a prévus pour améliorer le statut de conservation des espèces insulaires.
Près de 30 000 îles parsèment la vaste étendue de l’océan pacifique, et 12% de cette region bénéficie d’une protection, en particulier à travers les aires protégées gérées par les communautés. Le programme de Gestion pour la Biodiversité et les Aires Protégées (BIOPAMA) s’engage au soutien des îles du Pacifique, et particulièrement dans la construction des capacités des praticiens travaillant à la conservation au niveau local. De plus, à travers ce programme, l’UICN encourage l’utilisation de meilleures connaissances scientifiques, afin de combler les vides dans la politique dinformation et renforcer les prises de decision influençant les aires protégées d’Afrique; des Caraibes et des pays du Pacifique.
Le projet MESCAL, ou Adaptation Climatique et Ecosystèmes des Mangroves, est coordonné par UICN Oceania. Le but de ce projet est d’augmenter la résilience des communautés des îles du Pacifique face aux impacts possibles du changement climatique, à travers le renforcement de la conservation et de la gestion de leurs mangroves. Ces dernières jouent un rôle important pour la protection des littoraux, l’accumulation des sédiments, la sécurité alimentaire et la conservation de la biodiversité. Des inventaires de la faune et de la flore ont été faits dans des zones de démonstration à Vanuatu, aux îles Salomon, à Tonga, à Samoa et à Fidji. Etudes sur la biodiversité, activités de cartographie, bilans carbone, évaluations économiques, révisions politiques et légales ; tous ces éléments ont permis de développer des outils d’aide à la décision pour les responsables politiques, et ce dans les 5 pays. Fidji a en plus bénéficié d’un plan national pour la gestion des mangroves.
Les défis que doivent relever les Petits Etats Insulaires en Développement ne sont pas propres aux îles : ils nous concernent tous. La conférence des Nations Unies sur les Petits Etats Insulaires en Développement, qui se tiendra en Septembre à Apia (Samoa), doit se concentrer sur la construction de partenariats en vue d’un développement durable.