Document de l'UICN pour SBSTTA28 et SBI7
L'UICN présente ses points de vue et ses recommandations concernant certains points de l'ordre du jour des réunions des organes subsidiaires de la Convention sur la diversité biologique (SBSTTA 28 et SBI 7).
Principaux messages de l’UICN
S’il est préoccupant de constater que le monde n’est pas en voie d’atteindre les objectifs du Cadre
mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (CMBKM) d’ici 2030, le rapport mondial sur les
progrès collectifs fournit des éléments suffisants pour orienter les ajustements politiques, l’allocation
des ressources et les stratégies visant à renforcer l’ambition et accélérer la mise en œuvre.
Forte de ces informations, l’UICN exhorte les organes subsidiaires à adresser des recommandations
concrètes à la COP, afin de traduire ce diagnostic en décisions.
L’UICN propose les messages suivants à l’attention des Parties :
- La mise à jour des SPANB demeure cruciale pour combler les lacunes en matière d’information.
L’UICN encourage les Parties qui ne l’ont pas encore fait à s’y atteler, en veillant à ce que ce
processus soit inclusif et participatif, et à reconnaître les gouvernements infranationaux, les
municipalités et autres autorités locales comme des partenaires essentiels dans l’approche
« pangouvernementale » et « pansociétale » pour la mise en œuvre du Cadre. - Renforcer les rapports sur les contributions des acteurs autres que les gouvernements, en allant
au-delà de la simple documentation de leurs engagements, notamment grâce à une meilleure
interopérabilité entre les systèmes d’information nationaux et infranationaux sur la biodiversité. - Pour combler les lacunes en matière de capacités, des centres régionaux et sous-régionaux de
soutien à la coopération technique et scientifique dotés de ressources suffisantes sont
nécessaire, ainsi qu’une adoption accrue du cadre stratégique à long terme pour la création et le
renforcement des capacités. - Le cadre de suivi nécessite la poursuite des travaux techniques visant à améliorer les
métadonnées et à intégrer les avancées en matière de données, de connaissances et de
méthodes. Toutefois, compte tenu du peu de temps restant d’ici 2030 et des informations
préliminaires sur l’utilisation des indicateurs, l’accent devrait être mis dans l’immédiat sur le
renforcement de son adoption et de sa mise en œuvre par les Parties plutôt que sur sa
modification. - L’UICN a récemment adopté une politique sur la biologie de synthèse en relation avec la
conservation de la nature et invite les Parties à en tenir compte lors de la mise en œuvre du plan
d’action thématique. - L’UICN salue le projet de lignes directrices mondiales sur la gestion durable de la faune et la
flore sauvages, applicables à de multiples espèces et pratiques, et encourage les Parties à s’en
inspirer pour élaborer et réviser leurs politiques et législations nationales. - Le Programme de travail sur les aires protégées a joué un rôle déterminant dans l’avancement
de la conservation in situ. Bien qu’une mise à jour soit nécessaire pour mieux l’aligner sur le
CMBKM, et en particulier sur la Cible 3, l’UICN souligne que le résultat le plus important devrait
être de renforcer et de renouveler l’engagement en faveur de sa mise en œuvre. - Compte tenu de la mise en œuvre inégale du CMBKM d’un biome à l’autre, les synergies entre
les travaux de la CDB sur le milieu marin et autres processus liés à la biodiversité océanique
dans les zones situées au-delà des juridictions nationales revêtent une importance capitale.
L’UICN soutient la recommandation visant à créer un groupe consultatif informel chargé des
travaux sur la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales. - L’UICN reste déterminée à fournir des orientations et à soutenir la mise en œuvre du CMBKM et
de son cadre de suivi.